Dans le fond des forêts votre image me suit ; La lumière du jour, les ombres de la nuit, tout retrace à mes yeux les charmes que j’évite.
Poète, 1639-1699Dans le fond des forêts votre image me suit ; La lumière du jour, les ombres de la nuit, tout retrace à mes yeux les charmes que j’évite.
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Phèdre (Racine), Didot, 1854 (1677), acte II
… Un moment a vaincu mon audace imprudente: Cette âme si superbe est enfin dépendante. Depuis près de six mois, honteux, désespéré, Portant partout le trait dont je suis déchiré, Contre vous, contre moi, vainement je m’éprouve: Présente, je vous fuis; absente, je vous trouve;Dans le fond des forêts votre image me suit; La lumière du jour, les ombres de la nuit, Tout retrace à mes yeux les charmes que j’évite; Tout vous livre à l’envi le rebelle Hippolyte. Moi-même, pour tout fruit de mes soins superflus, Maintenant je me cherche, et ne me trouve plus: Mon arc, mes javelots, mon char, tout m’importune; Je ne me souviens plus des leçons de Neptune; …
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Oui, quel éblouissement pour mes yeux de te regarder à la lumière vive du jour, puisque dans la nuit sépulcrale l’ombre imparfaite de ta beauté apparaît ainsi à travers le sommeil accablant à mes yeux aveuglés !
On doit souvent son éclat à l’obscurité de ceux qui nous entourent : ainsi le ver luisant ne brille que la nuit.
Vous avez été un éclair de ma nuit, et vous avez illuminé bien des endroits sombres de mon âme…
Dans la nuit il y a naturellement les sept merveilles du monde et la grandeur et le tragique et le charme. Les forêts s’y heurtent confusément avec des créatures de légende cachées dans les fourrés. Il y a toi.
Jamais d’autre que toi en dépit des étoiles et des solitudes, en dépit des mutilations d’arbre à la tombée de la nuit. Jamais d’autre que toi ne poursuivra son chemin qui est le mien. Plus tu t’éloignes et plus ton ombre s’agrandit.
J’ai ancré l’espérance, aux racines de la vie. Face aux ténèbres, j’ai dressé des clartés, planté des flambeaux, a la lisière des nuits.
Les vers luisants brillent cette nuit autour de moi Comme si la prairie était le miroir du ciel Etoilé.
Je vous tiens toute vive entre mes bras, nature, ah ! Faut-il que mes yeux s’emplissent d’ombre un jour Et que j’aille au pays sans vent et sans verdure Que ne visitent pas la lumière et l’amour…
[…] Je suis la lumière du monde ; celui qui me suit ne marchera pas dans les ténèbres, mais il aura la lumière de la vie.
La nuit s’épaississait ainsi qu’une cloison, et mes yeux dans le noir devinaient tes prunelles.

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