Cité-dortoir, cité poubelle, nuit et brouillard, lumières artificielles, dans nos intérieurs d’infinie solitude, on rêve d’ailleurs sous d’autres latitudes.
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- La solitude est une cage. Quel que soit le nombre des étoiles par-delà les barreaux invisibles, là-haut, juste au dessus des yeux.
- La nuit, les gens, avec leur solitude, leurs rêves d’amour ou de manque d’amour, s’en vont toujours chercher le bord de l’eau.
- Lieu de rêve et de solitude où le héros reprend des forces, la forêt permet au marginal de respirer loin des miasmes d’une société despotique et félonne.
- La nuit paraît courte dans le plaisir, les veilles semblent longues dans la solitude.
- Le visage de ceux qu’on n’aime pas encor Apparaît quelquefois aux fenêtres des rêves, et va s’illuminant sur de pâles décors Dans un argentement de lune qui se lève.
- Ô solitude ! Si je dois avec toi demeurer, que ce soit parmi l’inextricable amas De bâtiments noircis.
- Il y a une certaine saveur de liberté, de simplicité... Une certaine fascination de l’horizon sans limites, du trajet sans détour, des nuits sans toit, de la vie sans superflu.
- Combien facilement nous passons du veiller au dormir ! Avec combien peu d’intérêt nous perdons la connaissance de la lumière et de nous !
- Nous nous accoutumons à la manière dont les choses se présentent, à l’aspect quotidien de la vie et une sorte de poussière, ou de voile, obscurcit notre vision, et la véritable nature miraculeuse de la vie sur Terre nous échappe.
- Le sommeil est dans la vie le seul monde à nous, car la veille nous plonge dans l’illusion commune, dans l’océan de ce qu’on nomme réalité.
- C’est à trop voir les êtres sous leur vraie lumière qu’un jour ou l’autre nous prend l’envie de les larguer. La lucidité est un exil construit, une porte de secours, le vestiaire de l’intelligence. C’en est aussi une maladie qui nous mène à la solitude.
- Certaines choses sont trop pénibles pour être appréhendées sur le coup. Ce n’est que plus tard, dans la solitude, le souvenir, que pointe la compréhension; quand les cendres sont froides, qu’on regarde autour de soi pour se retrouver dans un monde entièrement différent.
- J’ai toujours pensé qu’une part de nos cauchemars, de nos problèmes et de nos rêves est blottie au coeur de nos oreillers. Voilà pourquoi nous les enveloppons dans des taies : pour ne pas voir les traces de notre vie.
- Comme le crépuscule est beau, on peut se défaire de la méfiance, de la prudence, s’abandonner à l’instant qui ressemble pour une fois à l’idée qu’on se faisait de la vie.