Quittez-moi votre serpe, instrument de dommage ; Laissez agir la faux du temps : Ils iront assez tôt border le noir rivage.
Poète, 1621-1695Quittez-moi votre serpe, instrument de dommage ; Laissez agir la faux du temps : Ils iront assez tôt border le noir rivage.
Poète, 1621-1695Partager sur
Source vérifiée
Fables (1668-1694), Le Philosophe Scythe
Le texte original diffère de quelques mots.
De ses arbres à fruit retranchait l’inutile, Ébranchait, émondait, ôtait ceci, cela, Corrigeant partout la nature Excessive à payer ses soins avec usure. Le Scythe alors lui demanda Pourquoi cette ruine; était-il d’homme sage De mutiler ainsi ces pauvres habitants?Quittez-moi votre serpe, instrument de dommage; Laissez agir la faux du temps: Ils iront assez tôt border le noir rivage.J’ôte le superflu, dit l’autre; et l’abattant, Le reste en profite d’autant. Le Scythe, retourné dans sa triste demeure, Prend la serpe à son tour, coupe et taille à toute heure; Conseille à ses voisins, prescrit à ses amis Un universel abattis. …
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Qui donc pourra faire taire les grondements de bêtes Les hurlements furieux de la nuit dans nos têtes ?
Défais-toi de cette épouvante qui t’égare, ô coursier noble et fidèle ! Ces ténèbres, ne vois-tu pas que ce n’est que la nuit ? La nuit, cette intermittence de la fièvre qu’on appelle le jour !
Prêtez l’oreille aux scélérats, ils voudront vous eu faire accroire, chez eux, pour excuser l’action la plus noire, prétextes ne manqueront pas.
Gai lézard, bois ton soleil ! L’heure ne passe que trop vite, et demain il pleuvra peut-être.
Il en a de bonnes ! Être prudent ! Semer, me dit-il, les graines de la civilisation. Oui. Malheureusement, ça pousse lentement, tonnerre ! Laissez le temps au temps…
Bonne terre, méchant chemin.
L’heure s’écoule, ami ; tout fuit, la mort s’avance : Les grands ni les petits n’échappent à ses lois.
O Dieu ! Accordez-moi la chasteté, mais pas encore maintenant.
Dès l’aurore, dis-toi d’avance : je rencontrerai un indiscret, un ingrat, un insolent, un fourbe, un envieux, un insociable.
Le sage s’efforce de ne pas voir les premiers plans immédiats, qui s’enfuient, mais de fixer les yeux sur les lointains, qui sont immobiles. Le vrai repos vient de nous.

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