Du temps qui fuit sachons jouir ; Bonheur d’aimer passe richesse : Jusqu’à notre dernier soupir Rendons caresse pour caresse.
Source : Une Caresse
Source indiquée, pas encore vérifiée sur le texte original. Comment nous vérifions
Du temps qui fuit sachons jouir ; Bonheur d’aimer passe richesse : Jusqu’à notre dernier soupir Rendons caresse pour caresse.
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L’heure s’écoule, ami ; tout fuit, la mort s’avance : Les grands ni les petits n’échappent à ses lois.
La vie qui s’en vient Et qui s’en va Nous laisse pantois Comme des chiens…
Que vaut le temps, s’il n’en reste plus pour s’émouvoir, s’attendrir, aimer ? Ce n’est pas nous qui décidons de notre temps, mais le temps qui tisse les jours, fait et défait les volontés, les aspirations de l’homme.
Pépin le Bref est mort depuis bientôt mille ans.
Moralité :
Quand on est mort c’est pour longtemps.
Il faut sacrifier ces petits luxes à ce grand luxe qu’est le temps.
Pouvoir d’un péril affranchir ce qu’on aime.
Le temps c’est de l’argent… Gaspillez-le maintenant. Payez-le plus tard !
Et dans les abattoirs Où l’on traîne les bœufs La mort ne vaut guère mieux Qu’aux arènes le soir.
Mais il faut donc avoir des chevaux fringants, des livrées et de l’or à flots pour obtenir le regard d’une femme de Paris ? Le démon du luxe le mordit au cœur, la fièvre du gain le prit, la soif de l’or lui sécha la gorge.
Avec la meilleure volonté du monde, que de choses on laisse échapper !

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