Amis, il n’y a point d’amis ! » s’écriait le sage mourant ; « Ennemis, il n’y a point d’ennemis » » s’écrie le fou vivant que je suis.
Écrivain, 1844-1900 Image : Friedrich Hermann Hartmann, Domaine public, Wikimedia Commons Amis, il n’y a point d’amis ! » s’écriait le sage mourant ; « Ennemis, il n’y a point d’ennemis » » s’écrie le fou vivant que je suis.
Écrivain, 1844-1900 Image : Friedrich Hermann Hartmann, Domaine public, Wikimedia Commons Partager sur
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Humain, trop humain : un livre pour esprits libres
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Vie sans amis, mort sans témoins.
Le conseil d’un ami sage est la mort de beaucoup d’ennemis.
Y’en à pas d’autre mademoiselle ! De vie, il y en à pas d’autres…
Je retire toute confiance à l’imbécile qui a ôté l’écriteau à l’entrée de ce monde : « Attention, la vie peut conduire à la mort. ».
Hélas ! cours après lui, Fulvie,
Et si ton amitié daigne me secourir,
Arrache-lui du cœur ce dessein de mourir :
Dis-lui…
Le mal, c’est la promesse qu’on ne tient pas. Qu’est-ce que la mort, sinon la promesse de la vie qui court, là, dans mon sang, sous ma peau, et qui n’est pas tenue ?
L’amitié est comme le plumage d’un poulet, elle ne s’en va qu’à la mort.
Aimer la vie me semble aussi stupide que d’être patriote.
Vive la putréfaction, premier degré vers la sagesse, vive la mort.
Ah ! Chienne de vie ! Les morts ne connaissent pas leur bonheur !
Un ami véritable est un autre soi-même : C’est en lui qu’il est doux, qu’il est bon de s’aimer. À sa voix le bonheur semble se ranimer : Avec un tel trésor nul malheur n’est extrême.

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