- O prestige enchanteur ! ô pouvoir de la grâce ! De ses charmes touchants tous les coeurs sont épris : Où la grace paroît, tout autre objet s’efface; Sur la beauté la grace obtient encor le prix.
- Un ami véritable est un autre soi-même : C’est en lui qu’il est doux, qu’il est bon de s’aimer. A sa voix le bonheur semble se ranimer : Avec un tel trésor nul malheur n’est extrême.
- Doux et cruel tyran du printemps de la vie, amour, usurpateur de l’été de nos ans, bannis les froids dédains, la sombre jalousie, tu seras le premier de nos dieux bienfaisants.
- Dans nos coeurs, de ses feux, de ses flèches cruelles, de son souris malin l’Amour naît tout armé : Hélas ! De tant d’attraits à peine est-on charmé Qu’il médite déjà l’usage de ses ailes.
- Enfin en souriant l’active complaisance Met au jour l’amitié, qu’elle-même nourrit : La vertu de concert l’élève et la chérit; Et leurs soins réunis promettent sa constance.