Quoi ! tu trembles du cœur, Ainsi qu’un petit faon qui tremble tout de peur Quand il a vu le loup, ou quand, loin de sa mère, Il s’effroie du bruit d’une feuille légère.
Poète, 1524-1585Quoi ! tu trembles du cœur, Ainsi qu’un petit faon qui tremble tout de peur Quand il a vu le loup, ou quand, loin de sa mère, Il s’effroie du bruit d’une feuille légère.
Poète, 1524-1585Partager sur
Source vérifiée
Oeuvres complètes
Le texte original diffère de quelques mots.
Une erreur ? Proposer une correctionSignaler
Tirez trop fort les vers du nez d’un homme, et ses secrets s’envolent comme un papillon craintif. Il faut les approcher doucement, attendre qu’ils viennent se poser délicatement sur le bord de votre ouïe.
Il fait si noir dans le noir. Il fait si chien dans la pluie. Ça vous colle aux dents, la suie, Ça désespère, l’espoir.
Le cœur bat plus délicieusement à relancer un lion qu’à faire lever un lièvre.
Si tu vois une chèvre dans le repaire d’un lion, aie peur d’elle.
La pluie montre ses dents, exige la lumière Mon envie de crier, comme un doigt qu’on déplie, tire, tire les fils du nez de la mercière Qui maigrit mais qui tourne, embobinant la pluie.
Le silence du cœur t’est nécessaire afin d’entendre Dieu partout – dans la porte qui se ferme, la personne qui te réclame, les oiseaux qui chantent, et les plantes, et les animaux.
Les écumes du cœur ne se répandent pas sur le papier. On n’y verse que de l’encre, et à peine sortie de notre bouche la tristesse criée nous rentre à l’âme par les oreilles et plus ronflante, plus profonde.
Tout au fond de votre cœur, un germe de tendresse n’attend qu’un sourire chaleureux pour se développer.
Alors, quand vous croisiez un clébard sautillant comme une danseuse et tenant dans sa gueule un cubitus de poilu, votre sang ne faisait qu’un tour. Vous aviez envie de comprendre.
Si un homme parle ou agit avec un mauvais esprit, la souffrance le suit d’aussi près que la roue suit le sabot du bœuf tirant le char.

Téléchargez-la gratuitement pour la partager sur Instagram, WhatsApp ou Pinterest, en gardant le nom de l’auteur.