Tirez trop fort les vers du nez d’un homme, et ses secrets s’envolent comme un papillon craintif. Il faut les approcher doucement, attendre qu’ils viennent se poser délicatement sur le bord de votre ouïe.
Image : Tirez trop fort les vers du...

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- Attendez que je botte le cul de George Foreman. Je vole comme le papillon, pique comme l’abeille, ses poings ne peuvent pas toucher ce que ses yeux ne voient pas.
- Comme symbole d’effronterie et d’impertinence, il faudrait prendre la mouche. Tandis que tous les animaux, en effet, craignent l’homme au-dessus de tout et le fuient déjà de loin, la mouche, elle, se pose sur son nez.
- Et là t’as peur... Tu te dis " faut pas que je tombe du tire-fesse ", en plus la piste sur laquelle tu glisses elle est un peu bissextile... Mais tu tombes du tire-fesse ! Et là, t’as un réflexe... Humain, certes ! Mais très bizarre... : Tu restes accroché au truc !
- Sous sa chevelure épaisse et emmêlée, son visage semblait toujours tombé du nid. Je cherchais quelque chose à dire, puisqu’il faut toujours recourir aux mots pour empêcher le silence de parler trop fort.
- Alors, quand vous croisiez un clébard sautillant comme une danseuse et tenant dans sa gueule un cubitus de poilu, votre sang ne faisait qu’un tour. Vous aviez envie de comprendre.
- Une rengaine, c’est un air qui commence par vous entrer par une oreille et qui finit par vous sortir par les yeux.
- Un message peut faire le tour du monde en un clin d’oeil, et pourtant il faut parfois des années pour qu’il entre dans la tête d’un homme.
- Curieuse entreprise, d’écrire des souvenirs. On tire sur le fil, et on ne sait pas ce qui va en sortir. Comme ces illusionnistes qui extraient de leur bouche, suspendus en guirlande, une fleur, une lame de rasoir, une ampoule allumée, un petit lapin...
- Le délire d’interprétation ne commence qu’où l’homme mal préparé prend peur dans cette forêt d’indices.
- Le destin pose deux doigts sur les yeux de l’homme, deux dans ses oreilles, et le cinquième sur ses lèvres en lui disant : «Tais-toi. ».
- Il en faut, du courage, pour rester enfermée de longues heures à triturer les mots, à leur dessiner des petites pattes velues ou des ailes afin qu’ils marchent ou s’envolent.
- Quoi de plus commun de se croire deux nez au visage, et de se moquer de celui qui se croit deux trous au cul.
- Avec certains êtres, très rares, il faudrait ne pas parler. Il faudrait tout de suite être dans les bras, caresser le visage, les paupières, les joues, les lèvres, les effleurer d’un doigt, lentement d’abord, puis dans un baiser, passionnément. S’embrasser. S’étreindre. Les mots sont inutiles. Les mots viendraient plus tard confirmer ce que les corps ont su dès les premiers instants.
- Celui qui a peur du pubis caresse le nombril.
- Quoi ? Tu trembles du coeur Ainsi qu’un petit faon qui tremble tout de peur Quand il a vu le loup, ou quand loin de sa mère Il s’effraye du bruit d’une feuille légère.