Et là t’as peur... Tu te dis " faut pas que je tombe du tire-fesse ", en plus la piste sur laquelle tu glisses elle est un peu bissextile... Mais tu tombes du tire-fesse ! Et là, t’as un réflexe... Humain, certes ! Mais très bizarre... : Tu restes accroché au truc !
Image : Et là t’as peur... Tu te...

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- Si tu t’attaches à un rocher, j’ai bien peur que tu doives voler avec le rocher et la chaîne.
- Sur la chaise électrique : - - «Monsieur le Pasteur, j’ai peur, accordez-moi une faveur : tenez-moi la main ! ».
- Cela ne sert à rien de chercher à déloger la peur, sinon à l’enfoncer plus profondément, comme dans ces sables mouvants dont on dit qu’il ne faut surtout pas bouger si l’on ne veut pas s’y noyer, aspiré, englouti.
- Se risquer, se faire peur, se faire plaisir, on y prend goût, et vite.
- Aimer, ce n’est pas emprunter des routes toutes tracées et balisées. C’est avancer en funambule au-dessus de précipices et savoir qu’il y a quelqu’un au bout qui dit d’une voix douce et calme : avance, continue d’avancer, n’aie pas peur, tu vas y arriver, .
- Arriver dans la surface et ne pas pouvoir tirer au but, c’est comme danser avec sa soeur.
- Tirez trop fort les vers du nez d’un homme, et ses secrets s’envolent comme un papillon craintif. Il faut les approcher doucement, attendre qu’ils viennent se poser délicatement sur le bord de votre ouïe.
- Alors, quand vous croisiez un clébard sautillant comme une danseuse et tenant dans sa gueule un cubitus de poilu, votre sang ne faisait qu’un tour. Vous aviez envie de comprendre.
- La dépression post-partum, le baby blues, le mot est faible ! Tu as envie de te pendre avec le cordon ombilical... C’est pour ça qu’il le coupe très vite.
- Vous grimpez sur le dos des gouines et des pédés pour chanter vos louanges. Il n’y a pas de quoi, et on n’est pas là pour ça. Vos vies dans l’ensemble sont plutôt merdiques, vos vies amoureuses sont plutôt calamiteuses, arrêtez de croire que ça ne se voit pas.
- Quand vous êtes dans la surface et que vous ne savez pas quoi faire, mettez le ballon dans les filets. On parlera des autres possibilités après.
- Quand vous êtes mort et que quelqu’un crie "Debout là-dedans, c’est l’heure de se lever", c’est difficile d’enfiler ses pantoufles.
- Alors, s’exaltant pour exalter : Eh quoi ! C’est vous, ajoute-t-il, que cette pensée n’enflamme point ?
- C’est une chose terrible de traverser la vie en pensant que vous avez un caillou de votre côté quand ce n’est pas le cas.
- Enfin, mon conseil permanent est celui-ci : Voulez ! En avez-vous essayé ? Prenez donc un parti ! Ne soyez pas lâche envers vous ! Mais non, vous caressez votre douleur comme un petit enfant chéri que l’on allaite et qui vous mord la mamelle.