Comme symbole d’effronterie et d’impertinence, il faudrait prendre la mouche. Tandis que tous les animaux, en effet, craignent l’homme au-dessus de tout et le fuient déjà de loin, la mouche, elle, se pose sur son nez.
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- De tous les animaux qui s’élèvent dans l’air, - Qui marchent sur la terre, ou nagent dans la mer, - De Paris au Pérou, du Japon jusqu’à Rome, - Le plus sot animal, à mon avis, c’est l’homme.
- On dirait que le singe n’a été fait que pour humilier l’homme et lui rappeler qu’entre lui et les animaux, il n’y a que des nuances.
- Le monde est irrégulièrement semé de dispositions régulières. Les cristaux en sont; les fleurs, les feuilles; maints ornements de stries, de taches sur les fourrures, les ailes, les coquilles des animaux, les traces du vent sur les sables et sur les eaux.
- Les animaux ne regardent qu’avec leurs yeux, nous, les humains, nous regardons avec notre folie.
- Je ne veux pas, tel un papillon blanc Rendre à la terre une cendre empruntée. Je désire que mon corps pensant Se transforme en rue, en contrée, corps vertébré, corps calciné De sa longueur conscient.
- Attendez que je botte le cul de George Foreman. Je vole comme le papillon, pique comme l’abeille, ses poings ne peuvent pas toucher ce que ses yeux ne voient pas.
- L’âne dit : Dieu m’a donné une queue pour taper les mouches mais j’aimerais avoir pas de queues et pas de mouches.
- En matière de solidarité, les animaux ont des progrès à faire... Dans les arènes de Camargue, ils envoient les moustiques pour venger les taureaux.
- Nous devons croire que tout a une cause, comme l’araignée tisse sa toile afin d’attraper des mouches, et le fait bien avant de savoir qu’en ce monde il existe des mouches.
- Le sexe de l’homme et celui de la femme ne sont aimantés vers l’autre que moyennant l’introduction entre eux d’une trame d’incertitudes sans cesse renaissantes, vrai lâcher d’oiseaux mouches qui seraient allés se faire lisser les plumes jusqu’en enfer.
- Celui qui veut apprendre à voler, celui-là doit d’abord apprendre à se tenir debout et à marcher et à courir, à grimper et à danser. Ce n’est pas du premier coup d’aile que l’on conquiert l’envol !
- De là à croire que la mouche qui nous pique le front pendant notre sommeil est envoyée par Dieu lui-même pour nous réveiller de notre paresse, il n’y a pas loin.
- La peur donne des ailes (aux talons).
- L’homme nie essentiellement ses besoins animaux, c’est le point sur lequel portèrent la plupart de ses interdits, dont l’universalité est si frappante et qui vont en apparence si bien de soi qu’il n’en est jamais question.
- C’était donc ça, la mort. Quand les mouches se posent sur nous et qu’on ne peut plus les chasser.