Quoi de plus commun que de se croire deux nez au visage, et de se moquer de celui qui se croit deux trous au cul ?
Écrivain, 1713-1784Quoi de plus commun que de se croire deux nez au visage, et de se moquer de celui qui se croit deux trous au cul ?
Écrivain, 1713-1784Partager sur
Source vérifiée
Les Bijoux indiscrets (1748), chapitre 16
Le texte original diffère de quelques mots.
Puis se tournant gravement vers l’assemblée, il dit: « Et vous, pontifes, et vous ministres des autels, vous riez aussi! etquoi de plus commun que de se croire deux nez au visage, et de se moquer de celui qui se croit deux trous au cul?»
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Le nez est l’idiot du visage.
Une expression comique du visage est celle qui ne promet rien de plus que ce qu’elle donne. C’est une grimace unique et définitive.
Le Mensonge est toujours le premier en tout, il entraîne les sots par un l’on-dit vulgaire, qui va de bouche en bouche.
Le menteur à qui l’on retire son masque ressent la même indignation que si on le défigurait.
C’est une étrange entreprise que celle de faire rire les honnêtes gens.
Certains critiques ressemblent assez à ces gens qui, toutes les fois qu’ils veulent rire, montrent de vilaines dents.
Tirez trop fort les vers du nez d’un homme, et ses secrets s’envolent comme un papillon craintif. Il faut les approcher doucement, attendre qu’ils viennent se poser délicatement sur le bord de votre ouïe.
Un visage faux doit cacher ce que sait un cœur faux.
La vie absurde qui remue ses oreilles d’âne.
Ny l’œil enflammé ne reçoit une claire lumiere, ny l’ame passionnée un parler franc, ny une reprehension toute crue.

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