Le pouvoir qu’a un enfant inconscient de rejeter. De survivre. C’est ainsi qu’une génération en enfonce une autre dans la terre. La réduit en os, en poussière. L’enfouit dans l’oubli. Avec un sourire cruel.
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- Car une âme imparfaite aspire à être guérie : dans une époque profane, nous avons besoin que l’inconnu nous complète, quand nous n’avons pas la force de nous compléter nous-mêmes.
- Une brute reste une brute, même avec le sourire; c’est dans le regard que l’âme décline sa vraie nature.
- Vous-imaginez-vous à quelle intensité de souffrance aveugle peut atteindre un petit enfant innocent chargé dès son plus jeune âge, du fardeau de la connaissance, car je crois que certains êtres naissent vieux, lucides et tristes.
- L’enfance, c’est fait pour gâcher la vie des adultes.
- Un enfant est un individu, un être détaché qui grandit à sa manière. On ne peut pas prévoir ce qu’il deviendra. On peut espérer, tenter de l’influencer, être contrariée, mais on ne peut rien changer.
- Les enfants... - - Nous n’existons vraiment que par ces petits êtres, - Qui dans tout notre coeur s’établissent en maîtres, - Qui prennent notre vie et ne s’en doutent pas, - Et n’ont qu’à vivre heureux pour n’être point ingrats.
- Il n’y a pas d’autre magie, mon enfant, que l’intelligence de l’homme; c’est elle qui supplée chez lui à la force, et lui fait exécuter tant de choses qui paraissent merveilleuses.
- La crédulité est la faiblesse de l’homme, mais la force de l’enfant.
- C’est une expérience éternelle que tout homme qui a du pouvoir est porté à en abuser : il va jusqu’à ce qu’il trouve des limites. Pour qu’on ne puisse abuser du pouvoir, il faut que, par la disposition des choses, le pouvoir arrête le pouvoir.
- Ce qui abrutit le peuple, ce n’est pas le défaut d’instruction, mais la croyance en l’infériorité de son intelligence. Et ce qui abrutit les « inférieurs » abrutit du même coup les « supérieurs ».
- L’impuissance aime refléter son néant dans la souffrance d’autrui.
- Il y a dans le deuil une puissance contradictoire, une puissance absolue qui propulse tout autant vers la nécessité du changement que vers la tentation morbide à la fidélité au passé.
- Rien n’est plus dangereux pour l’individu, rien ne détruit plus sûrement son moral que de s’occuper constamment de lui-même et de son état, de remâcher son insatisfaction, son abandon et sa faiblesse.
- Puisse l’enfance ne servir qu’à l’ornement de la vie et ne pas être immolée à des chimères !
- A la suite d’un drame qui a entrainé la mort de deux cent personnes et la destruction d’une ville entière, il est si facile d’oublier un simple détail : nous étions des enfants. Des enfants qui s’efforçaient de faire de leur mieux...