A la suite d’un drame qui a entrainé la mort de deux cent personnes et la destruction d’une ville entière, il est si facile d’oublier un simple détail : nous étions des enfants. Des enfants qui s’efforçaient de faire de leur mieux...
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- La mort prends les gros richards qui se la pètent, les petits marrants qui contrepètent, et même les qui-sont-bien -montés.
- Le fiacre venait en effet de dégorger, au seuil de l’édifice, des collégiens en goguette qui avaient besoin de voir la mort pour y croire.
- La mort des parents ne devient définitive que le jour où leurs enfants ne sont plus là pour les évoquer.
- Les enfants (...) sont le seul moyen dont nous disposons pour tromper la mort et atteindre l’immortalité.
- Y z’avaient un petit garçon, il est devenu mort.
- Je ne suis pas nostalgique de notre enfance : elle était pleine de violence. C’était la vie, un point c’est tout : et nous grandissions avec l’obligation de la rendre difficile aux autres avant que les autres ne nous la rendent difficile.
- Tout le mal qu’on dit de l’école nous cache le nombre d’enfants qu’elle a sauvés des tares, des préjugés, de la morgue, de l’ignorance, de la bêtise, de la cupidité, de l’immobilité ou du fatalisme des familles.
- Mais il est triste de se dire Qu’on a gaspillé sa jeunesse, qu’on l’a trahie à chaque instant Et qu’elle nous l’a bien rendu, que les meilleurs de nos désirs, que les plus pures rêveries Sont allés à la pourriture Comme les feuilles de l’automne.
- Dans le petit monde où vivent les enfants, qui que ce soit qui les élève, il n’y a rien de si finement perçu et de si finement ressenti que l’injustice.
- Mais enfin l’on condamnait et châtiait quelques rares individus, tandis que nous, la génération suivante, nous nous renfermions dans le silence et l’horreur, de la honte et de la culpabilité : et voilà, c’était tout ?
- Mon affinité avec la mort a commencé dès mon plus jeune âge non pas par excès de morbidité mais par conscience de la finitude et plus exactement de Ma finitude. Mon corps d’enfant contenait à lui seul tous les signes infaillibles d’un défaut d’infini.
- Le pouvoir qu’a un enfant inconscient de rejeter. De survivre. C’est ainsi qu’une génération en enfonce une autre dans la terre. La réduit en os, en poussière. L’enfouit dans l’oubli. Avec un sourire cruel.
- Puisse l’enfance ne servir qu’à l’ornement de la vie et ne pas être immolée à des chimères !
- Ils étaient passé sans transition de l’enfance à l’épuisement et à la préparation à la mort, sans avoir droit aux quelques années d’oubli du monde et de la réalité que les autres appellent la jeunesse.
- La jeunesse, quelle chose merveilleuse, quel crime de la laisser gaspiller par les enfants !