Mais enfin l’on condamnait et châtiait quelques rares individus, tandis que nous, la génération suivante, nous nous renfermions dans le silence et l’horreur, de la honte et de la culpabilité : et voilà, c’était tout ?
Image : Mais enfin l’on condamnait et châtiait...

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- Tu sais, vous autres enfants n’êtes pas moins cruels que nous autres parents ne l’avons été. Vous êtes plus à cheval sur vos droits, c’est tout.
- La vengeance la plus terrible est fille du silence le plus profond.
- La pire des choses, ce n’est pas la méchanceté des gens mauvais, c’est le silence des gens bien.
- La philosophie a préparé en silence leur destruction (des jésuites); les jansénistes ont sonné la charge, et la justice a consommé l’ouvrage.
- Nous devrions garder le silence sur ceux qui sont au pouvoir; en dire du bien implique presque de la flatterie; dire du mal d’eux de leur vivant est dangereux, et quand ils sont morts, c’est lâche.
- Il y a quelque chose de puéril dans la mélancolie, on veut punir la vie parce qu’on estime qu’elle nous a punis, on est comme ces enfants qui boudent et bientôt ne savent plus sortir de leur bouderie.
- On peut avoir été un mauvais fils, un frère ingrat, un père injuste, un mari infidèle, un amant cynique, un employé incapable, un détestable citoyen, et devenir malgré tout un mort exemplaire.
- Nous avons tous été brisés à un moment donné. Se pardonner ou pardonner à une autre personne nous aide à avancer.
- S’il fallait condamner Tous les ingrats qui sont au monde A qui pourrait-on pardonner ?
- Quel endroit sinistre ! Songea-t-il. Une prison sans murs, une condamnation à la vie répétée en boucle. Personne n’était heureux, personne n’était quoi que ce soit les gens existaient, point final. C’était d’un ennui incroyable.
- A qui d’entre nous n’est-il pas arrivé au cours de son existence d’éprouver tout à coup, au passage d’une femme dans une rue, ou un salon, sur une route, une sorte d’aura, de frisson physique et moral...
- Au début du monde, l’injustice était minime. Mais chaque génération a fini par y ajouter sa part, trouvant toujours que cela n’avait guère d’importance, et voyez ou nous en sommes aujourd’hui.
- Tout en remarquant l’ilotisme auquel est condamnée la jeunesse, nous étions étonnés de la brutale indifférence du pouvoir pour tout ce qui tient à l’intelligence, à la pensée, à la poésie.
- Nous sommes condamnés par une morale surannée à passer de l’état naturel directement, à l’état d’imbécillité passive, fonctionnante, et d’humiliation abjecte.