Quel endroit sinistre ! Songea-t-il. Une prison sans murs, une condamnation à la vie répétée en boucle. Personne n’était heureux, personne n’était quoi que ce soit les gens existaient, point final. C’était d’un ennui incroyable.
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- Je n’aurai jamais cru que la liberté put être une sorte de prison, la liberté, ça peut être une forêt vierge ou un océan, il peut t’arriver de t’y noyer ou de t’y perdre sans jamais plus retrouver le chemin du retour.
- Aimer, c’est bien. Ne plus aimer, c’est bien aussi. Tu ne sens pas comme à présent l’espace est libre autour de toi ? C’était une prison, l’amour ! La vie est plus grande que l’amour.
- L’Empire des tsars était une "prison des peuples" et Lénine l’a ouverte. Ainsi s’écrit l’histoire. Mais l’histoire n’est jamais aussi simple.
- Il vaut mieux cent coupables en liberté qu’un seul innocent en prison : Voltaire, au sujet du procès Calas, avait déjà exprimé cette idée. Mais tout le monde ne voit pas les choses de la même façon.
- Ceux qui s’évadent meurent perdus dans un excès d’espace. C’est le paradoxe de l’infini : on pressent une liberté qui n’y existe pas. C’est une prison si grande qu’on n’en sort jamais.
- Rien n’est droit dans l’existence. La vie ressemble à un immense terrain accidenté, parsemé d’obstacles, de virages et de détours, une sorte de labyrinthe bourré de pièges dans lequel la ligne droite n’existe pas.
- La forêt bruissait. Au printemps, elle avait procréé comme jamais. Le silence des années de désertion animale, de famine humaine, était un lointain souvenir. La vie, de nouveau, mettait la mort au sol.
- Oubliée de tous, perdue dans le lointain du passé, la vie de n’importe qui a été pour toujours, et jusqu’aux siècles des siècles, et jusqu’à l’extrême fin des temps, l’unique chance de réalisation de ce n’importe qui.
- Maintenant il y avait Marion et lui qui se cherchaient comme des prisonniers cherchent la liberté. Rien ni personne ne pourrait les convaincre qu’il était juste de rester derrière les barreaux du moment qu’on les y avait condamnés.
- Le meurtrier a commis cet horrible crime dans le but de vol. Heureusement que la victime avait déposé la veille de sa mort, tout son argent à la Caisse d’épargne, de sorte qu’elle n’a perdu que la vie.
- Ce que tu vois de l’homme n’est pas l’homme, c’est la prison où il est enterré...
- La prison, c’est dur. C’est un choc émotionnel qui est énorme. C’est du temps que tu retrouveras jamais, c’est de la souffrance... C’est la souffrance de voir les autres souffrir.
- Toute ma vie, je n’ai vu que des temps troublés, d’extrêmes déchirements dans la société, et d’immenses destructions; j’ai pris part à ces troubles.
- La prison c’est l’obscurité. Dedans. Au-dedans de soi. C’est une nuit qui n’en finit pas, même sous la lumière crue que déversent sans concession les néons vissés au plafond de la cellule.
- Quand on pense à des choses de ce genre : le mariage, la guerre, la prison, les estropiés nés, les tordus, les contrefaits, les idiots, les fous, les syphilitiques, on sent le prix du bonheur d’y avoir échappé - jusqu’ici, du moins.