Rien n’est droit dans l’existence. La vie ressemble à un immense terrain accidenté, parsemé d’obstacles, de virages et de détours, une sorte de labyrinthe bourré de pièges dans lequel la ligne droite n’existe pas.
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- La vie, alors c’est soi, soi-même, soi seul. On trouve en soi les limites de son propre territoire; toute la raison d’être, d’exister, réside là, uniquement là.
- Toute lutte dans la vie n’est que chaos qui aspire à l’ordre. La solitude est une tempête de silence qui arrache toutes nos branches mortes.
- Les choses matérielles perdues peuvent être trouvées. Mais il y a une chose qui ne peut jamais être trouvée quand elle est perdue : la vie.
- Dieu se manifeste, il nous guide la distance d’une lieue, puis il laisse tomber. Et tout alors demeure pire qu’avant. Cette vie est la tête à l’envers, personne ne peut mesurer ses cueillettes et pertes.
- On ne pouvait être assuré de rien, dans cette vie, sauf de rencontrer un jour ou l’autre un inévitable trou et de s’y défaire comme un nuage dans l’indifférence du ciel.
- La vie est belle, le destin s’en écarte Personne ne joue avec les mêmes cartes Le berceau lève le voile, multiples sont les routes qu´il dévoile Tant pis, on n´est pas né sous la même étoile.
- Poussée à de certaines limites, la vie se passe derrière la porte du silence. L’aventure trop forte nous saisit, nous submerge, nous transforme, s’accomplit si intimement, si totalement en nous, qu’elle se met à exister à notre place, nous dispensant de toute parole, de toute plainte.
- La vie réussit à nous trouver quand plus personne ne sait où nous sommes, pas même nous. Si loin que nous soyons, elle se fraye un passage. Si grande soit notre volonté de l’éviter, de la fuir dans un travail, dans un devoir, dans un sérieux - elle arrive, têtue, se moquant gentiment de nous, de la naïveté de nos projets, de la sagesse de nos calendriers.
- Rien n’est plus tragique que de rencontrer un individu à bout de souffle, perdu dans le labyrinthe de la vie.
- La vie, c’est comme les vagues, c’est comme l’écume, tout se disloque, tout s’en va, tout se perd.
- Si la vie apporte des déboires, on s’en console, car la vraie vie est ailleurs, non pas dans la vie même, ni après, mais au dehors, si un terme qui tire son origine de l’espace a un sens en un monde qui en est affranchi.
- C’est là, dans le va-et-vient des jours et le fouillis des non-dits, que la vie perd le sens des choses profondes et se réfugie dans le superficiel et le faux-semblant.
- En apparence, la vie n’a aucun sens, et pourtant, il est impossible qu’il n’y en ait pas un.