La philosophie a préparé en silence leur destruction (des jésuites) ; les jansénistes ont sonné la charge, et la justice a consommé l’ouvrage.
Écrivain, 1717-1783 Image : After Maurice Quentin de La Tour, Domaine public, Wikimedia Commons La philosophie a préparé en silence leur destruction (des jésuites) ; les jansénistes ont sonné la charge, et la justice a consommé l’ouvrage.
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Oeuvres
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Les jansénistes sont un peu déroutés de leur voir tant de conscience, dont ils ne les soupçonnaient pas.
Dieu a dit aux hommes de se débrouiller, et c’est ce que les professeurs de philosophie appellent la liberté.
Si tous ceux qui font serment de dire la vérité observaient leur serment, il n’y aurait plus de procès, plus d’avocat, plus de juge ; les palais de Justice seraient déserts, car qu’est-ce qu’on viendrait y faire ?
La justice se fourvoie quand elle perd de vue ce pourquoi elle a été organisée : faire du droit, pas de la morale.
Le bon silence s’appelle sainteté.
C’est dans le silence des lois que naissent les grandes actions.
L’idolâtrie allait abolir la loi de Dieu.
Mais enfin l’on condamnait et châtiait quelques rares individus, tandis que nous, la génération suivante, nous nous renfermions dans le silence de l’horreur, de la honte et de la culpabilité : et voilà, c’était tout ?
Si l’athée est un esprit faible et pardonnable, le philosophe religieux est un déicide politique, qui usurpe sciemment les fonctions de l’Être suprême.
La philosophie, la seule philosophie, cette sœur de la religion, a désarmé des mains que la superstition avait si longtemps ensanglantées.

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