Le choc avait été très rude. Les tribuns - Et les centurions, ralliant les cohortes, - Humaient encor, dans l’air où vibraient leurs voix fortes, - La chaleur du carnage et ses âcres parfums.
Image : Le choc avait été très rude....

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- Plus il se rapprochait des nuages éternels, plus il percevait le mugissement furieux qui s’y déchaînait : une puissance menaçante y faisait rage, prête à réduire en lambeaux quiconque oserait s’aventurer dans son territoire.
- La population de plus en plus inquiète, et qu’agaçait, comme les mouches, cette température d’orage...
- Je l’ai souvent remarqué, les émotions fortes transfigurent les gens, comme si, dans les circonstances extrêmes, leur véritable visage, leur vrai moi remontait à la surface.
- J’ai toujours été heurté par la parole des politiques, celle des promesses non tenues. Et le silence intérieur de ceux qui, pour n’avoir pas osé se prononcer, ont encouragé des massacres.
- Et de toute cette foule effervescente s’échappait, comme la vapeur de la fournaise, une rumeur aigre, aiguë, acérée, sifflante, comme les ailes d’un moucheron.
- Elle suivait avec angoisse la progression de la Sur, entendait gronder dans son cur le bruit de plus en plus proche des monnaies, baissait la tête avec humilité quand la main tendue exhaussant la bourse de velours passait à hauteur de son rang.
- C’était si dégoûtant qu’on lui a shooté dedans, un coup chacun, et alors, à la place de chanson et de vomi, c’est du sang qui est sorti de sa vieille rote dégueulasse. Et puis on a continué notre chemin.
- On n’entend que ces mots : chienne, louve, bagace. D’abord leurs scoffions ont volé par la place, et laissant voir à nu deux têtes sans cheveux, ont rendu le combat risiblement affreux.
- Si la masse était émotive, il n’y aurait plus de guerres, plus de boucheries. Les moments émus de la masse tournent vite à l’hystérie, à la sauvagerie, au pillage, au sacrifice.
- Il rejoignit ses compagnons, et trois cris éclatants retentirent dans les airs : c’étaient des cris de reconnaissance et de joie.
- La joie le tint longtemps éveillé, le visage tourné vers l’âtre embrasé, petit théâtre incandescent où se déroulaient les fastes d’un opéra sans musique, plein de sourdes conspirations qui éclataient en lumineux cataclysmes.
- La débauche et la faim s’accouplent en leur trou - Et le choc noir des détresses charnelles - Danse et bondit à mort dans les ruelles.
- Ah ! Si du moins j’avais ressenti au coeur le battement, aux mains le froid annonciateur, dans tout le corps une célébration de l’angoisse.
- Partout les enfants le suivaient, s’amusaient à le mettre en colère, à s’en épouvanter, à lui jeter des quolibets et des pierres. Il devint le souffre-douleur qu’il y a toujours dans un village.
- Qu’est-ce donc qui les a poussés ? Quelle force, quel transport... A causé ces agitations et ces violences ?