Ah ! Si du moins j’avais ressenti au cœur le battement, aux mains le froid annonciateur, dans tout le corps une célébration de l’angoisse.
Écrivaine, 1873-1954Ah ! Si du moins j’avais ressenti au cœur le battement, aux mains le froid annonciateur, dans tout le corps une célébration de l’angoisse.
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La Naissance du jour (1928), chapitre 7
Ah! si du moins j’avais ressenti, au cœur, le battement, aux mains le froid annonciateur, dans tout le corps une célébration de l’angoisse!Ce fut alors, et non plus tard, si je me connais bien, que je regrettai entre nous l’absence du suprême intrus, le désir. Présent, c’est en lui, il me semble, que j’aurais puisé, sans effort, le sens de notre rendez-vous de ce soir, l’épice, le danger qui lui faisait défaut. …
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Si les gens pouvaient voir dans mon cœur, j’aurais presque honte – tout y est froid, froid comme de la glace.
Et de ma bouche où s’évapore
Le parfum des bonheurs derniers,
Et de mon cœur vibrant encore
S’élèvent de vagues pitiés…
Une douleur fixe me bridait le cœur et me tenait les yeux aussi secs que si je n’eusse jamais pleuré.
Ce brusque rappel aux réalités dérisoires du lendemain écrasa ma douleur sous une sensation unique de petitesse.
Les sanglots longs Des violons de l’automne Bercent mon cœur D’une langueur monotone.
Et me déshonorant par d’injustes alarmes, pour attendrir mon cœur on a recours aux larmes ?
L’envie, le sentiment le plus fortifiant et le plus pur.
O soleil poignardé d’où jaillit le sang de l’aurore ! Mon cœur cette nuit s’est pris dans un lourd lacis de lianes et je n’ai point retrouvé la clairière du sommeil…
Ca soulage le cœur de couler tous ensemble.
En rouge et noir, drapeau de mes colères, je réclame un peu de tendresse.

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