Une douleur fixe me bridait le cœur et me tenait les yeux aussi secs que si je n’eusse jamais pleuré.
1820-1876Une douleur fixe me bridait le cœur et me tenait les yeux aussi secs que si je n’eusse jamais pleuré.
1820-1876Partager sur
Source vérifiée
Dominique
Le texte original diffère de quelques mots.
Une erreur ? Proposer une correctionSignaler
Tel lorsque, abandonné d’une infidèle amante, pour la première fois j’ai connu la douleur, transpercé tout à coup d’une flèche sanglante, seul, je me suis assis dans la nuit de mon cœur.
Bouleversé, je pleurai. Je pleurai de la peur que ma mère avait eue pour ma vie, peu m’importait, ces larmes se chargeaient d’une douleur autrement profonde, lourde, si elles me débordaient c’est que ces larmes en moi touchaient enfin l’extrémité des choses, l’extrémité de toute la vie.
Je connus tout, y compris une douleur inattendue, très cuisante, et qui ressemblait beaucoup à l’âcre frisson de l’amour-propre blessé.
L’amour et les pleurs viennent des yeux, et tombent sur le cœur.
Car la douleur qui me serre le cœur raffermit, à chacun de ses battements, ma certitude qu’il est impossible d’autant aimer quelqu’un et de le perdre pour toujours.
La larme dans l’œil est la blessure dans le cœur.
Quand les larmes coulent, le cœur se met à la fenêtre.
Ah ! Si du moins j’avais ressenti au cœur le battement, aux mains le froid annonciateur, dans tout le corps une célébration de l’angoisse.
Les larmes viennent plus souvent des yeux que du cœur.
La souffrance a été plus forte que tout autre enseignement et m’a appris à comprendre ce qu’était votre cœur. J’ai été tordu et cassé, mais – j’espère – dans une meilleure forme.

Téléchargez-la gratuitement pour la partager sur Instagram, WhatsApp ou Pinterest, en gardant le nom de l’auteur.