En rouge et noir, drapeau de mes colères, je réclame un peu de tendresse.
Source : En rouge et noir (1986)
Source indiquée, pas encore vérifiée sur le texte original. Comment nous vérifions
En rouge et noir, drapeau de mes colères, je réclame un peu de tendresse.
Source : En rouge et noir (1986)
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Ah ! Si du moins j’avais ressenti au cœur le battement, aux mains le froid annonciateur, dans tout le corps une célébration de l’angoisse.
En rouge et noir, j’affich’rai mon cœur ; En échange d’une trêve de douceur.
La colère raccourcit la vie.
J’étais passé de la colère à la stupéfaction, de la stupéfaction au doute, du doute à la compréhension, de la compréhension à l’acceptation, de l’acceptation à la reconnaissance, de la reconnaissance à l’admiration.
La colère me rend malade, elle m’empoisonne. Je respire mal, mon cœur bat au hasard, mes articulations sont pleines de sable, je me sens l’estomac houleux et j’ai la langue sèche.
Fou n’y puis, sain n’y daigne, névrosé je suis.
J’ai l’impression d’être un vase qui fuit : l’orgueil, la dignité, le courage coulent par toutes mes fissures. Seule demeure la terreur. Une terreur qui me dévore, qui m’aveugle.
Du filz autant m’est la personne chere,
Comme j’av eu à contre-cœur le pere.
L’agonie a ses ruades. En langue politique, cela s’appelle réaction.
Ces derniers jours, l’ampleur de dévastation, de colère, de tristesse que j’ai ressenties a été pour le moins accablante. Regarder mon peuple se faire assassiner et lyncher jour après jour a poussé mon cœur dans ses retranchements (ndlr : Au sujet de la mort de George Floyd).

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