La colère me rend malade, elle m’empoisonne. Je respire mal, mon cœur bat au hasard, mes articulations sont pleines de sable, je me sens l’estomac houleux et j’ai la langue sèche.
Écrivain, 1884-1966La colère me rend malade, elle m’empoisonne. Je respire mal, mon cœur bat au hasard, mes articulations sont pleines de sable, je me sens l’estomac houleux et j’ai la langue sèche.
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Les maîtres
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La colère raccourcit la vie.
La colère est une folie brève.
La colère est comme une pluie torrentielle qui submerge tout sur son passage.
La peur mène à la colère, la colère mène à la haine, la haine mène à la souffrance.
Plus je grossis, plus je m’aigris, plus je m’aigris, plus j’ai le cœur gros. Le désespoir rend difforme.
Je vis, je meurs : je me brule et me noie,
J’ai chaud extrême en endurant froidure ;
La vie m’est et trop molle et trop dure,
J’ai grands ennuis entremélés de joie.
La colère, même juste déforme les choses, et il ne faut rien aborder avec un gros cœur, un cœur déraisonnablement irrigué.
J’étais passé de la colère à la stupéfaction, de la stupéfaction au doute, du doute à la compréhension, de la compréhension à l’acceptation, de l’acceptation à la reconnaissance, de la reconnaissance à l’admiration.
J’ai toujours dérangé et j’ai toujours irrité. Tout ce que j’écris, ce que je fais est dérangeant, irritant. Ma vie entière en tant qu’existence n’est rien autre qu’une volonté constante de déranger et irriter. En attirant l’attention sur des faits qui dérangent et irritent.
Le chagrin, la tristesse, le découragement sont des impuretés que vous avez laissées pénétrer en vous et qui troublent votre organisme psychique, comme le poison ou d’autres substances toxiques troublent votre organisme physique.

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