Plus il se rapprochait des nuages éternels, plus il percevait le mugissement furieux qui s’y déchaînait : une puissance menaçante y faisait rage, prête à réduire en lambeaux quiconque oserait s’aventurer dans son territoire.
Image : Plus il se rapprochait des nuages...

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- Les tirs de barrage, le ronflement des avions, le sourd éclatement des bombes, lui martelaient le crâne.
- Son caractère ombrageux à l’excès prenait de jour en jour des angles plus vifs, son visage des airs plus impénétrables.
- Ibsen se replie sur soi-même, comme la forêt que courbe un éternel orage, et le vent la fait moins ployer qu’il ne la violente.
- Le choc avait été très rude. Les tribuns - Et les centurions, ralliant les cohortes, - Humaient encor, dans l’air où vibraient leurs voix fortes, - La chaleur du carnage et ses âcres parfums.
- Présomptueux, qui, avec un langage superbe et une mine pesante, rabrouent si dédaigneusement les personnes, qu’ils ne semblent faire montre de leur fortune que pour acquérir des ennemis.
- Un hurlement surgi des profondeurs résonne entre les parois rocheuses, dévale la montagne et s’évanouit dans le noir. C’est un cri de douleur primitive, plein de défi, et plein de mépris pour toutes les adversité du monde.
- Après qu’il y ait de grands troubles parmi l’humanité, un plus grand est préparé. Le grand moteur de l’univers renouvellera le temps, la pluie, le sang, la soif, la famine, les armes d’acier et la maladie. Dans les cieux, un feu vu.
- Partout les enfants le suivaient, s’amusaient à le mettre en colère, à s’en épouvanter, à lui jeter des quolibets et des pierres. Il devint le souffre-douleur qu’il y a toujours dans un village.
- Si la masse était émotive, il n’y aurait plus de guerres, plus de boucheries. Les moments émus de la masse tournent vite à l’hystérie, à la sauvagerie, au pillage, au sacrifice.
- Ah ! Qu’au ciel et sur terre cesse cet esprit de lutte Et de courroux, qui pousse le plus sage à s’emporter Et qui semble beaucoup plus doux que le miel sur la langue, quand, comme une fumée, il monte dans le coeur de l’homme.
- Le méfiant est fatalement voué au malheur. Tout comme l’acide corrode son contenant, le soupçon le ronge à force de se préserver jour et nuit de l’humanité tout entière.
- J’ai l’impression d’être un vase qui fuit : l’orgueil, la dignité, le courage coulent par toutes mes fissures. Seule demeure la terreur. Une terreur qui me dévore, qui m’aveugle.
- L’homme juste et ferme dans sa résolution, ni la fougue des citoyens donnant des ordres injustes, ni le visage d’un tyran menaçant ne l’ébranle; car son coeur est solide. Le monde brisé viendrait-il à s’écrouler, ses ruines le frapperont sans l’effrayer.
- C’est ainsi que l’on devient un homme, un conquérant, un Attila en herbe : en reniant son passé, en écrasant autrui; surtout s’il est petit; surtout s’il nous renvoie l’image de ce que l’on fut naguère.
- Rendre coup pour coup, c’est propager la violence, rendre plus sombre encore une nuit déjà sans étoiles.