La joie le tint longtemps éveillé, le visage tourné vers l’âtre embrasé, petit théâtre incandescent où se déroulaient les fastes d’un opéra sans musique, plein de sourdes conspirations qui éclataient en lumineux cataclysmes.
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- Le théâtre a le bonheur de raconter nos malheurs.
- Les personnages vont jusqu’au bout de leurs impulsions, de leurs pensées. Ils atteignent par là à cette vérité générale qui est le but même du théâtre, tout en demeurant extrêmement typés et marqués par leur temps.
- Le théâtre est un métier d’enfance et de lumière.
- Il y aura à la fin du monde des gens assis sur des banquettes qui passeront tout de suite dans un autre royaume. L’important, c’est que le théâtre où ils seront assis, ne soit pas trop éloigné du royaume de l’esprit.
- Des nuages de l’erreur s’amoncellera plus tard l’orage de la passion.
- Le coeur happé du feu de l’enthousiasme devient étranger à tout sentiment terrestre; il ressemble à ces lieux consacrés par la foudre, où les anciens n’osaient plus ni marcher ni bâtir.
- Eteins-toi, éteins-toi, court flambeau : la vie n’est qu’une ombre qui marche; elle ressemble à un comédien qui se pavane et s’agite sur un théâtre une heure.
- Sous le silence prodigieux du couvent, il est comme un malade qui, la nuit, à l’heure où les bruits de la rue se sont tus, perçoit les battements de son coeur.
- L’amusant, au théâtre, c’est de sortir aux entractes, de saluer, de serrer des mains, d’entendre des opinions et de s’en faire une moyenne, avec toutes les extrêmes, sans effort, sur la pièce.
- Ces hommes orgueilleux et vils, qui regardent les gens de lettres comme des espèces d’animaux destinés à combattre dans l’arène pour le plaisir de la multitude, descendraient alors de l’amphithéâtre, et verraient leurs juges y remonter.
- Pour faire du théâtre, il faut avoir l’enthousiasme du mensonge.
- La mort est un monstre qui chasse du grand théâtre un spectateur attentif, avant qu’une pièce qui l’intéresse infiniment finisse.
- Les femmes qui se rejettent au fond de leurs loges quand elles voient la coupe sanglante d’Atrée tomber et se répandre sur le théâtre.
- Les deux électricités opposées de la comédie et de la tragédie se rencontrent, et l’étincelle qui en jaillit, c’est le drame.
- Est-ce cela, l’amour, cette chose dont les poètes, le théâtre, l’opéra exaltent les délices et les tourments et pour laquelle beaucoup d’amants sont prêts à mourir ? Cet extraordinaire frisson, puis plus rien ? Où est passée l’ivresse de ce matin ?