Les deux électricités opposées de la comédie et de la tragédie se rencontrent, et l’étincelle qui en jaillit, c’est le drame.
Écrivain, 1802-1885 Image : Étienne Carjat, Domaine public, Wikimedia Commons Les deux électricités opposées de la comédie et de la tragédie se rencontrent, et l’étincelle qui en jaillit, c’est le drame.
Écrivain, 1802-1885 Image : Étienne Carjat, Domaine public, Wikimedia Commons Partager sur
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La Esmeralda ; Ruy Blas ; Les Burgraves
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La comédie critique, la tragédie exalte. C’est ce qui fait sans doute la supériorité de l’art tragique sur l’art comique.
La comédie a un grand avantage sur la tragédie : c’est de peindre les caractères ; la tragédie ne peint que les passions.
Des masses corrompues par une fausse culture peuvent sentir dans le destin qui les accable le poids du drame ; elles se complaisent dans l’étalage du drame, et poussent ce sentiment jusqu’à mettre du drame jusque dans les plus petits incidents de leur vie.
Le soir, les maisons de jeu n’ont qu’une poésie vulgaire, mais dont l’effet est assuré comme celui d’un drame sanguinolent.
La violence sucrée de l’imaginaire console tant bien que mal de la violence amère du réel.
Rendre coup pour coup, c’est propager la violence, rendre plus sombre encore une nuit déjà sans étoiles.
La vie est une tragédie pour celui qui sent et une comédie pour celui qui pense.
L’amour malheureux, c’est le ressort principal de la tragédie et du roman.
La fin de la nuit est une heure tragique pour beaucoup d’hommes. C’est pourtant l’heure où les événements sont les plus raréfiés. Mais le tragique dont il s’agit n’est pas extérieur. C’est au dedans que le drame a lieu.
La photographie littérale introduit au scandale de l’horreur, non à l’horreur elle-même.

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