Le soir, les maisons de jeu n’ont qu’une poésie vulgaire, mais dont l’effet est assuré comme celui d’un drame sanguinolent.
Romancier, 1799-1850 Image : Louis-Auguste Bisson, Domaine public, Wikimedia Commons Le soir, les maisons de jeu n’ont qu’une poésie vulgaire, mais dont l’effet est assuré comme celui d’un drame sanguinolent.
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Source vérifiée
La Peau de chagrin (1831), Le Talisman
Le texte original diffère de quelques mots.
Le soir, les maisons de jeu n’ont qu’une poésie vulgaire, mais dont l’effet est assuré comme celui d’un draine sanguinolent.Les salles sont garnies de spectateurs et de joueurs, de vieillards indigents qui s’y traînent pour s’y réchauffer, de faces agitées, d’orgies commencées dans le vin et prêtes à finir dans la Seine; …
Texte du domaine public, transcription Wikisource (CC BY-SA).
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Les deux électricités opposées de la comédie et de la tragédie se rencontrent, et l’étincelle qui en jaillit, c’est le drame.
Il n’y a plus de beauté que dans la lutte. Pas de chef-d’œuvre sans un caractère agressif. La poésie doit être un assaut violent contre les forces inconnues, pour les sommer de se coucher devant l’homme.
La poésie est la tendresse espiègle des jeux de mots.
Rendre coup pour coup, c’est propager la violence, rendre plus sombre encore une nuit déjà sans étoiles.
La fin de la nuit est une heure tragique pour beaucoup d’hommes. C’est pourtant l’heure où les événements sont les plus raréfiés. Mais le tragique dont il s’agit n’est pas extérieur. C’est au dedans que le drame a lieu.
C’est le soir qui soulage Les esprits que dévore une douleur sauvage, le savant obstiné dont le front s’alourdit, et l’ouvrier courbé qui regagne son lit.
La vie n’est qu’une nuit à passer dans une mauvaise auberge.
Ce grand comédien était un humaniste gourmand et un mémorialiste inépuisable, une sentinelle de la nuit, de la fête et de la poésie.
L’éclair me dure. La poésie me volera de la mort.
Ce qu’on dit d’un malheur, qu’il n’arrive jamais seul, on le peut dire des passions : elles viennent ensemble, comme les Muses ou comme les Furies.

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