Ce qu’on dit d’un malheur, qu’il n’arrive jamais seul, on le peut dire des passions : elles viennent ensemble, comme les Muses ou comme les Furies.
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- Rien ne brise le coeur comme la simplicité des paroles dans les hautes positions de la société et les grandes catastrophes de la vie.
- Les gens vivent les uns près des autres, mais pas ensemble. Ils s’épient, se jalousent passionnément et demeurent côte à côte par une habitude plus grégaire que solidaire.
- Vivre ensemble, c’est partager. Le danger, c’est de s’annihiler l’un l’autre.
- La beauté d’un parcours fait ensemble, tomber et se relever, s’aimer et se pardonner, s’améliorer conjointement, main dans la main, même quand nous sommes loin, notre coeur dans le coeur de l’autre.
- Et ces deux âmes, soeurs tragiques, s’envolèrent ensemble, l’ombre de l’une mêlée à la lumière de l’autre.
- Croire que l’on peut partager la colère ou la tristesse avec un nombre indéterminé de compagnons n’est en un sens qu’un beau fantasme.
- Qui n’a pas connu la passion ne sait pas faire la différence entre la fièvre, le vertige, l’ivresse et l’embrasement.
- La jalousie, passion éminemment crédule, soupçonneuse, est celle où la fantaisie a le plus d’action; mais elle ne donne pas d’esprit; elle en ôte.
- Une fois partagée par un groupe, une folie, aussi furieuse soit-elle, peut devenir un mode de vie.
- Personne ne possède sa propre histoire. Quelqu’un d’autre peut arriver et s’en emparer, comme un coucou s’approprie un nid. Et les histoires ont une vie après la mort, aussi.
- La tristesse et la joie vivent côte à côte chez certains êtres; elles sont presque inséparables et se succèdent avec une rapidité incompréhensible.
- Les amoureux et les fous ont la cervelle si effervescente, la fantaisie si inventive qu’ils conçoivent beaucoup plus de choses que la froide raison n’en peut comprendre.
- Quand on aime à la folie, l’éclair nous foudroie; la passion nous consume doucement, en ne laissant à notre vie que les cendres de notre amour.
- Quand la difficulté de vivre s’intensifie, l’envie vous prend d’aller ailleurs. Une fois que vous avez compris que la peine est partout la même, alors la poésie peut naître, alors la peinture peut naître.
- L’amour, la gloire, l’ambition, l’avarice - rêves ! - Rêves inutiles et mauvais, et dont pas un n’est meilleur ni pire, car ce n’est toujours qu’un même météore sous des noms différents, et la mort est la sombre fumée où va s’éteindre sa flamme.