Ces hommes orgueilleux et vils, qui regardent les gens de lettres comme des espèces d’animaux destinés à combattre dans l’arène pour le plaisir de la multitude, descendraient alors de l’amphithéâtre, et verraient leurs juges y remonter.
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- Les femmes qui se rejettent au fond de leurs loges quand elles voient la coupe sanglante d’Atrée tomber et se répandre sur le théâtre.
- Les personnages vont jusqu’au bout de leurs impulsions, de leurs pensées. Ils atteignent par là à cette vérité générale qui est le but même du théâtre, tout en demeurant extrêmement typés et marqués par leur temps.
- Jeunes, méfiez vous de l’estrade - où montent les héros du théâtre et du stade - une muse menteuse y décerne les prix.
- Il y aura à la fin du monde des gens assis sur des banquettes qui passeront tout de suite dans un autre royaume. L’important, c’est que le théâtre où ils seront assis, ne soit pas trop éloigné du royaume de l’esprit.
- Le théâtre doit faire de la pensée le pain de la foule.
- Ils firent habiller trois hommes à la manière de trois diables, lesquels étaient vêtus de peaux de chien, noirs et blancs, et avaient des cornes aussi longues que le bras, et étaient peints au visage de noir, comme charbon...
- Le Théâtre est une tribune. Le Théâtre est une chaire. Le Théâtre parle fort et parle haut.
- Au théâtre, il se dit presque autant de bêtises dans la salle que sur la scène. Tout dépend de la longueur des entractes.
- Dans une cour à part, grondaient, en secouant leur chaîne et roulant leurs prunelles, huit dogues alains, bêtes formidables qui sautent au ventre des cavaliers et n’ont pas peur des lions.
- Les gens de lettres sont des putains qui finissent par ne plus jouir. Ils traitent l’art, comme celles-ci les hommes, lui sourient tant qu’ils peuvent, mais ne l’aiment plus. Et tout s’avachit ensemble. Ame et style, poitrine et coeur.
- Si chaque homme pouvait lire dans le coeur de tous les autres, il y aurait plus de gens qui voudraient descendre que de ceux qui voudraient monter.
- La joie le tint longtemps éveillé, le visage tourné vers l’âtre embrasé, petit théâtre incandescent où se déroulaient les fastes d’un opéra sans musique, plein de sourdes conspirations qui éclataient en lumineux cataclysmes.
- Les juges sont eux-mêmes exposés à tous les déséquilibres... Soumis au pouvoir exécutif, ils réduiraient la justice à être une auxiliaire de la police; dressés contre lui; ils transformeraient la séparation des pouvoirs en conflit des pouvoirs...
- L’action du théâtre comme celle de la peste est bienfaisante, car poussant les hommes à se voir tels qu’ils sont, elle fait tomber le masque, elle découvre le mensonge, la veulerie, la bassesse, la tartufferie.
- C’est comme si nous faisions partie d’un traité sur la prédestination écrit par un mauvais auteur de théâtre. Qu’est-il advenu du libre arbitre ?