Les femmes qui se rejettent au fond de leurs loges quand elles voient la coupe sanglante d’Atrée tomber et se répandre sur le théâtre.
Écrivain, 1717-1783 Image : After Maurice Quentin de La Tour, Domaine public, Wikimedia Commons Les femmes qui se rejettent au fond de leurs loges quand elles voient la coupe sanglante d’Atrée tomber et se répandre sur le théâtre.
Écrivain, 1717-1783 Image : After Maurice Quentin de La Tour, Domaine public, Wikimedia Commons Partager sur
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Oeuvres de d'Alembert
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Les femmes font des gestes de coquillage, qui s’ouvre pour expulser comme pour attirer à l’intérieur.
Femme en vue, femme souhaitée ! De là vient la terrible puissance des actrices.
Mystère de femme, promise à la défaite dans son combat contre le temps ! Et pourtant, les femmes d’aujourd’hui, tout en se sachant battues d’avance, résistent jusqu’au bout, derrière leurs robes à fleurs, leur bijoux en or, leur fard et leur rouge à lèvre.
L’action du théâtre comme celle de la peste est bienfaisante, car poussant les hommes à se voir tels qu’ils sont, elle fait tomber le masque, elle découvre le mensonge, la veulerie, la bassesse, la tartufferie.
Foule du cinéma : foule en manque.
Au théâtre les spectateurs veulent être surpris. Mais avec ce qu’ils attendent.
Il y a des femmes qui se jettent à votre cou comme elles se lanceraient à la tête d’un cheval – pour vous faire croire que vous êtes emballé.
Jeunes, méfiez vous de l’estrade – où montent les héros du théâtre et du stade – une muse menteuse y décerne les prix.
Le public ressemble à une femme : on ne le trompe pas impunément.
Actrices : La perte des fils de famille. Sont d’une lubricité effrayante, se livrent à des orgies, avalent des millions, finissent à l’hôpital. Pardon ! Il y en a qui sont bonnes mères de famille !

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