La mort est un monstre qui chasse du grand théâtre un spectateur attentif, avant qu’une pièce qui l’intéresse infiniment finisse.
1725-1798La mort est un monstre qui chasse du grand théâtre un spectateur attentif, avant qu’une pièce qui l’intéresse infiniment finisse.
1725-1798Partager sur
Source secondaire
Histoire de ma vie (1798), tome I, 1, Préface, p. 9
Cette référence a été relevée par Wikiquote. Nous ne l’avons pas encore confrontée à l’édition imprimée.
Une erreur ? Proposer une correctionSignaler
Le théâtre tragique a le grand inconvénient moral de mettre trop d’importance à la vie et à la mort.
La mort prends les gros richards qui se la pètent, les petits marrants qui contrepètent, et même les qui-sont-bien -montés.
Étonnant, cette manie qu’a la nature de tuer tout ce qui est vivant et de laisser vivre tout ce qui est mort.
La mort est un malheur prévu, les peines de la vie sont infinies. L’infini n’est-il pas le secret des grandes mélancolies ?
La mort est ce qui fait de la vie un événement.
La vie, c’est un peu comme une pièce de théâtre, dont nous serions les acteurs… et les autres, le public. Mais à la fin, on ne vient pas saluer. On meurt sur scène comme Molière.
La mort en soi est quelque chose de fatal, de totalement obscène à tous points de vue, et elle est aussi la solution de l’impossible dans certaines circonstances.
Souhaiter la mort de quelqu’un, c’est l’assassiner en idée. Si la pensée tuait, que de meurtriers et que de victimes !
L’attrait du cinéma se trouve dans la peur de la mort.
On dit « une belle mort », comme si la mort pouvait avoir droit à l’esthétique, au raffinement et à la souplesse.

Téléchargez-la gratuitement pour la partager sur Instagram, WhatsApp ou Pinterest, en gardant le nom de l’auteur.