Le théâtre tragique a le grand inconvénient moral de mettre trop d’importance à la vie et à la mort.
Écrivain, 1740-1794 Image : auteur inconnu, Domaine public, Wikimedia Commons Le théâtre tragique a le grand inconvénient moral de mettre trop d’importance à la vie et à la mort.
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Maximes et Pensées (1923), chapitre 1, 79
Texte du domaine public, transcription Wikisource (CC BY-SA).
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Le théâtre est le lieu où apparaissent violence et cruauté. Leur représentation doit servir à ce que l’horreur ne se reproduise pas.
La mort est un monstre qui chasse du grand théâtre un spectateur attentif, avant qu’une pièce qui l’intéresse infiniment finisse.
Le public est si malin qu’il rend moins volontiers justice aux vivants qu’aux morts, et que souvent il n’élève les morts que pour rabaisser les vivants.
L’attrait du cinéma se trouve dans la peur de la mort.
Le théâtre doit parler des causes de la détresse humaine et des sources de la force humaine.
La vie est une tragédie pour celui qui sent et une comédie pour celui qui pense.
La mort c’est un laisser-aller de trop.
La comédie critique, la tragédie exalte. C’est ce qui fait sans doute la supériorité de l’art tragique sur l’art comique.
Si certaines personnes mouraient et que d’autres ne mouraient pas, la mort serait une terrible affliction.
Des masses corrompues par une fausse culture peuvent sentir dans le destin qui les accable le poids du drame ; elles se complaisent dans l’étalage du drame, et poussent ce sentiment jusqu’à mettre du drame jusque dans les plus petits incidents de leur vie.

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