Le théâtre est le lieu où apparaissent violence et cruauté. Leur représentation doit servir à ce que l’horreur ne se reproduise pas.
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- La responsabilité de celui qui a accès à la parole publique est de mettre en garde contre l’irruption de la violence.
- Un tribunal est une usine qui trie la violence par degrés de gravité, qui transforme les suspects en criminels.
- Je me sentais parfois trop responsable en tant qu’acteur parce que les gens promeuvent la violence ou des choses étranges dont je ne veux pas faire partie.
- Si vous interrogez les spectateurs, ils diront qu’ils aiment regarder la violence, mais en réalité, ils aimeraient faire l’expérience de cette violence.
- Le théâtre doit parler des causes de la détresse humaine et des sources de la force humaine.
- La seule manière de sortir de la violence consisterait à prendre conscience des mécanismes de répulsion, d’exclusion, de haine ou encore de mépris afin de les réduire à néant grâce à une éducation de l’enfant relayée par tous.
- Les deux électricités opposées de la comédie et de la tragédie se rencontrent, et l’étincelle qui en jaillit, c’est le drame.
- La violence à la télévision, ça donne envie de tout casser. Sauf, hélas, la télévision.
- Le théâtre est un art violemment polémique. Il ressemble à la guerre. La représentation est toujours le simulacre d’un conflit.
- Le théâtre tragique a le grand inconvénient moral de mettre trop d’importance à la vie et à la mort.
- La comédie a un grand avantage sur la tragédie : c’est de peindre les caractères; la tragédie ne peint que les passions.
- Pour qu’un groupe humain perçoive sa propre violence collective comme sacrée, il faut qu’il l’exerce unanimement contre une victime dont l’innocence n’apparaît plus, du fait même de cette unanimité.
- L’action du théâtre comme celle de la peste est bienfaisante, car poussant les hommes à se voir tels qu’ils sont, elle fait tomber le masque, elle découvre le mensonge, la veulerie, la bassesse, la tartufferie.
- Il faut voir dans les mythes le récit nécessairement déformé d’une violence collective spontanée qui rassemble à nouveau une communauté que la rivalité mimétique a fait voler en éclats.
- Le théâtre, s’il ne s’englue pas dans l’esthétique, a toujours été par excellence l’art de la crise.