Dès que nous naissons, nous pleurons d’être venus sur ce grand théâtre de fous…
Poète, 1564-1616 Image : Attributed to John Taylor, Domaine public, Wikimedia Commons Dès que nous naissons, nous pleurons d’être venus sur ce grand théâtre de fous…
Poète, 1564-1616 Image : Attributed to John Taylor, Domaine public, Wikimedia Commons Partager sur
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Othello ; Le roi Lear ; Macbeth
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Dieu, ce dépotoir de nos rêves.
Nous sommes jusqu’au bout l’enfant de notre corps. Un enfant déconcerté.
Chacun de nous quitte la vie avec le sentiment qu’il vient à peine de naître.
Nous nous verrons tels que nous sommes lorsque nous paraîtrons devant Dieu. Ce sera un moment terrible, dans la lumière de la vérité et de l’amour.
Etre joyeux, c’est être un fou en liberté dans un monde de tristesse et de fantômes…
Notre destin n’est vraiment qu’un assemblage d’images folles auquel nous sommes parfois forcés, aussi fous qu’elles, de donner corps.
On se bat toute sa vie pour qu’on vous trouve bien, et au moment où ça arrive, on est submergé…
On entre, on crie, et c’est la vie ; On bâille, on sort, et c’est la mort.
Nous sommes ici-bas pour rire. Nous ne le pourrons plus au purgatoire ou en enfer. Et, au paradis, ce ne serait pas convenable.
J’ai compris pourquoi nous faisons pleurer les violons. Nous sommes un peuple du soleil et si nous sommes venus jusque dans les brumes, c’est seulement pour chercher refuge et nourriture.

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