Nous sommes ici-bas pour rire. Nous ne le pourrons plus au purgatoire ou en enfer. Et, au paradis, ce ne serait pas convenable.
Écrivain, 1864-1910 Image : auteur inconnu, Domaine public, Wikimedia Commons Nous sommes ici-bas pour rire. Nous ne le pourrons plus au purgatoire ou en enfer. Et, au paradis, ce ne serait pas convenable.
Écrivain, 1864-1910 Image : auteur inconnu, Domaine public, Wikimedia Commons Partager sur
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Journal, 1887-1910
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Si l’on ne peut plus rire de la mort, autant se flinguer.
Dans la vie courante (qui est la nôtre) il n’y a vraiment jamais de quoi rire à ventre déboutonné, notre corps n’en a pas l’habitude (tandis que ricaner, on sait le faire).
Les bêtes, qui ne savent pas qu’elles doivent mourir, ne rient pas. Nous savons que nous allons vers la mort et, face à cette occurrence inéluctable, nous n’avons qu’un instrument : le rire.
Arrêtons de bouder la vie et de nous prendre au sérieux et apprenons enfin à rire de nous et de nos nombreuses gaffes. Notre vie ne sera plus la même.
Faire rire ! Devenir un roi du rire ! C’est moins effrayant que d’être guillotiné, mais c’est aussi infamant.
Vous devez apprendre à rire ; voilà notre exigence. Vous devez saisir la part d’humour que recèle l’existence.
Je ris de tout sauf de Dieu par respect… Mais je crois que j’ai tort : il doit avoir le sens de l’humour !
Et c’est encore la vie !
Si la damnation est éternelle !
Mon Dieu, une minute avant une gaffe, on pouvait si bien ne pas l’avoir faite !
Nous sommes probablement déjà en enfer, mais sourds comme nous sommes, nous ne le savons pas, et tous ceux qui lèchent des culs pour aller au Paradis n’iront pas.

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