Si l’on ne peut plus rire de la mort, autant se flinguer.
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La vie ne cesse pas d’être gaie parce quelqu’un meurt, tout comme elle ne cesse pas d’être sérieuse quand les gens rient.
J’adore rire de la mort, me moquer d’elle. C’est ma façon de l’écraser. Comme ça, elle fait moins son importante. En me jouant d’elle, je laisse la vie prendre le dessus, prendre le pouvoir.
Les bêtes, qui ne savent pas qu’elles doivent mourir, ne rient pas. Nous savons que nous allons vers la mort et, face à cette occurrence inéluctable, nous n’avons qu’un instrument : le rire.
Bien souvent, la vie est une tragédie. Le seul moyen de la supporter est de considérer que la vie est une farce. C’est pour ça que bien des humoristes finissent par avoir l’humour qui grince…
Nous sommes ici-bas pour rire. Nous ne le pourrons plus au purgatoire ou en enfer. Et, au paradis, ce ne serait pas convenable.
Ah ! Chienne de vie ! Les morts ne connaissent pas leur bonheur !
Mourir, mourir… Mourir, ce n’est rien. Commence donc par vivre. C’est moins drôle, et c’est plus long.
Riez du mépris et des éloges de l’insensé : regardez sa vie entière comme un opprobre.
On ne vit pas plus ou moins longtemps heureux. On l’est. Un point, c’est tout. Et la mort n’empêche rien – c’est un accident du bonheur en ce cas.
La vie n’est qu’un long rire, le reste n’est qu’apparence et tromperie.

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