Dans la vie courante (qui est la nôtre) il n’y a vraiment jamais de quoi rire à ventre déboutonné, notre corps n’en a pas l’habitude (tandis que ricaner, on sait le faire).
Écrivain, 1895-1970Dans la vie courante (qui est la nôtre) il n’y a vraiment jamais de quoi rire à ventre déboutonné, notre corps n’en a pas l’habitude (tandis que ricaner, on sait le faire).
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Chroniques Romanesques
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Faire rire les autres n’est pas un art difficile tant qu’on se moque de savoir si c’est de notre trait d’esprit ou de nous-mêmes qu’on rit.
Le rire est l’antidote de la morosité et de l’ennui : il dissipe les idées morbides et se fait souvent le garant d’une bonne santé mentale. Les gens qui rient sont des gens heureux : ils n’ont pas d’histoire.
Chez nous, on ne se prend pas trop au sérieux, et le rire est la meilleure forme d’unité, je pense, dans un couple.
Nous sommes ici-bas pour rire. Nous ne le pourrons plus au purgatoire ou en enfer. Et, au paradis, ce ne serait pas convenable.
Si l’on ne peut plus rire de la mort, autant se flinguer.
Vous devez apprendre à rire ; voilà notre exigence. Vous devez saisir la part d’humour que recèle l’existence.
De même la vie dépose sur le visage des individus couche après couche, les rides successives de l’expérience où il est absolument impossible de discriminer la part du rire et celle des larmes. Déjections de l’expérience sur les sables de la vie…
Les bêtes, qui ne savent pas qu’elles doivent mourir, ne rient pas. Nous savons que nous allons vers la mort et, face à cette occurrence inéluctable, nous n’avons qu’un instrument : le rire.
La vie n’est qu’un long rire, le reste n’est qu’apparence et tromperie.
Arrêtons de bouder la vie et de nous prendre au sérieux et apprenons enfin à rire de nous et de nos nombreuses gaffes. Notre vie ne sera plus la même.

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