Quand même notre littérature se remonterait, je doute qu’elle puisse de longtemps produire un homme aussi rare (Voltaire), et qui réunisse tant de talents à un si haut degré.
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- Avec un peu d’oreille de la part de l’écrivain, les hiatus ne seront ni fréquents ni choquants dans sa prose.
- Malheur à tout roman que le lecteur n’est pas pressé d’achever !
- Son érudition était immense : histoire civile et littéraire, ancienne et moderne, connaissance des livres et des auteurs, critique, philologie, tout était de son ressort.
- En littérature, voltaire a laissé un de ces monuments dont l’aspect étonne plutôt par son étendue qu’il n’impose par sa grandeur.
- La littérature ne bégaie pas l’existence, elle l’invente, elle l’a provoque, elle la dépasse.
- C’est parce qu’elle peut tout dire que la littérature est un exercice si difficile. C’est parce qu’elle ne peut se contenter de pensées schématiques, de généralités, de clichés, qu’elle est importante et essentielle.
- On a tout essayé pour trouver du nouveau : le roman sans histoire, le roman sans personnages, le roman ennuyeux, le roman sans talent, peut-être même le roman sans texte. La bonne volonté a fait rage. Peine perdue, on n’est parvenu à créer que le roman sans lecteur. C’est un genre connu depuis longtemps !
- La littérature ne change ni l’homme ni la société. Pour autant, l’absence de littérature rendrait l’homme encore plus infréquentable.
- Elle le mettrait à l’abri du respect paralysant qu’inspire toute grande oeuvre littéraire, et lui ôterait tout complexe vis-à-vis du plagiat, sans lequel rien d’original ne saurait voir le jour.
- S’il s’agissait d’un roman, le plus brillant écrivain lui-même pourrait-il réussir à faire croire à ses lecteurs qu’aussi peu de temps avait suffi à soumettre l’orgueil et à surmonter les préjugés ?
- Quand un écrivain publie un livre qui ne marche pas, ce n’est pas de lui qu’il doute mais de l’avenir de la littérature.
- Tachez donc de n’avoir pas toujours raison», écrit, en 1752, voltaire à Frédéric II. C’est ce qu’on a envie de dire à Voltaire, dont chacune des trois mille lettres est si convaincante.
- Un Shakespeare, un Newton, un Franklin, etc. Pourquoi sont-ils si peu nombreux, s’il est égal à Dieu de créer un génie ou un crétin ?
- Le don de faire des êtres humains manque à ce génie. S’il avait eu ce don-là, hugo aurait dépassé Shakespeare.
- Le sage n’oublie point que, s’il est un respect extérieur que les talents doivent aux titres, il en est un autre plus réel que les titres doivent aux talents.