Informations sur J. M. G. Le Clézio
- Le crépuscule est un breuvage qui enivre et endort la terre et le ciel.
- Quelle souffrance que d’être ainsi vivant. Quelle abomination, quelle pourriture ! Comment mon corps, ce corps qui est à moi, qui appartient ou qui est le maître de cet esprit pas particulièrement attaché à la vie, a-t-il la force, le courage d’exister ?
- Par le langage, l’homme s’est fait le plus soltaire des êtres du monde, puisqu’il s’est exclu du silence.
- Hyperpolis était un visage, un corps. Un cerveau aussi, et la jeune fille Tranquilité circulait le long de ses méandres, à l’intérieur du labyrinthe des circonvolutions.
- Mais cet oeil n’existe pas, pas plus que ces mains, que cette guitare, ce paysage où passe un boutre brouillardeux.
- Elle essayait de rejoindre le temps passé, quand ils étaient couchés dans le sable de la dune, et qu’ils pouvaient croire que tout serait facile, que cela durerait toute leur vie.
- Un jour, mondo avait très envie d’écrire des lettres et il avait décidé de chercher quelqu’un pour lui apprendre à lire et à écrire.
- J’espère qu’on me condamnera à quelque chose, afin que je paye de tout mon corps la faute de vivre.
- Un corps de vieillard, maigre telle une aigle de blason, et son cou pousse tout seul, dressant en l’air une tête hérissée, aiguë...
- L’ampoule électrique brillait avec force au-dessus de la table, et la lumière était jaune, un peu sale.
- Les plaques d’amiante, la bakélite noire comme la nuit, les peintures glacées captent la lumière des yeux, elle se nourrissent de cette lumière.
- L’eau de pluie cascade le long de l’intérieur du tronc et emplit les creux de l’écorce. La pluie bondit de branche en branche, de feuille en feuille, et de la terre monte une odeur puissante et douce qui se relie à l’enfance.
- Rejoindre l’illumination du Tao, où le savoir s’acquiert sans enseignement, où la vérité se révèle d’elle-même, sans preuve, sans travail.
- Il y a un indicible bonheur à savoir tout ce qui en l’homme est exact.
- Le silence est l’aboutissement suprême du langage et de la conscience.