Ce livre qui raconte ma fatigue me la fait oublier, et en même temps chaque phrase arrachée à mon cerveau, menacé par l’intrusion du virus dès que la petite ceinture lymphatique aura cédé, ne me donne que davantage envie de fermer les paupières.
Image : Ce livre qui raconte ma fatigue...

Citations similaires à "Ce livre qui raconte ma fatigue..." :
- C’est très douloureux d’écrire sa vie, de regarder dans le rétroviseur, parce qu’elle se résume à peu. Elle n’est faite que d’efforts. Je préfère regarder devant, parce que devant il n’y a que le plaisir, puisque l’effort n’est pas encore fait !
- La dépression post-partum, le baby blues, le mot est faible ! Tu as envie de te pendre avec le cordon ombilical... C’est pour ça qu’il le coupe très vite.
- C’est peu de chose, une vie qui se déroule au fil des pages d’un cahier noir.
- C’est toujours le même remords que l’on traîne toute sa vie qui s’empare de la conscience à la moindre occasion et lui gâte son plaisir. C’est une maladie sournoise qui laisse des répits trompeurs, mais qui ne quitte jamais l’organisme.
- J’ai toujours dérangé et j’ai toujours irrité. Tout ce que j’écris, ce que je fais est dérangeant, irritant. Ma vie entière en tant qu’existence n’est rien autre qu’une volonté constante de déranger et irriter. En attirant l’attention sur des faits qui dérangent et irritent.
- Le repos de la paresse est un charme secret de l’âme qui suspend soudainement les plus ardentes poursuites et les plus opiniâtres résolutions.
- Le voilà délivré des maux de la vie et, comme disait Fontenelle, de la difficulté d’être...
- Ma soif de savoir est intermittente, mais mon envie de baigner ma tête dans des atmosphères inconnues à mes pieds et pérenne et constante. Le plus haut point que nous puissions atteindre n’est pas le savoir, mais la sympathie avec l’Intelligence.
- Le vent faillit me faire tomber de la passerelle, dès j’y eus posé le pied. Il venait du désert, libre et sauvage. Il remplit mes bronches d’un seul coup, à éclater de chaleur, d’oxygène et de lumière. Depuis plus de vingt-quatre heures, j’étais mort à toute sensation, sauf à celle-là : l’appel de la vie.
- C’est vrai que les livres nous protègent, dit-il, mais leur protection ne dure pas éternellement. C’est un peu comme les rêves. Un jour ou l’autre, la vie nous rattrape.
- L’histoire est tout aussi légère que la vie de l’individu, insoutenablement légère, légère comme un duvet, comme une poussière qui s’envole, comme une chose qui va disparaître demain.
- J’ai compris que les livres étaient une des expressions les plus fortes, les plus troublantes et les plus vraies de la vie.
- O douleur ! O douleur ! Le Temps mange la vie, et l’obscur Ennemi qui nous ronge le coeur Du sang que nous perdons croît et se fortifie !
- Je ne crois pouvoir comparer mieux qu’au mal de mer ces vertiges du coeur et de l’âme. La vie sans Marthe, c’était une longue traversée.
- Nous sommes faits de l’étoffe dont sont tissés les songes, et notre vie si courte a pour frontière un sommeil.