Les grands chargent leurs sépultures - De cent éloges superflus : - Passant, en peu de mots voici mon aventure : - Ma naissance fut très obscure, - Et ma mort l’est encore plus.
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- Lorsque j’ai découvert ce domaine sans nom, j’étais à une hauteur, à un degré de perfection et de pureté que je n’atteindrai jamais plus. Dans la mort seulement, comme je te l’écrivais un jour, je retrouverai peut-être la beauté de ce temps-là...
- Je suis vivant, bien portant et indifférent aux rumeurs sur ma mort. Mais si j’étais mort, je serais le dernier au courant !
- J’aurais aimé mon état, je l’aurais honoré peut-être, et après avoir passé une vie obscure et simple, mais égale et douce, je serais mort paisiblement dans le sein des miens.
- Aujourd’hui que je regrette encore mes chimères sans les poursuivre, je veux remonter le penchant de mes belles années : ces Mémoires seront un temple de la mort élevé à la clarté de mes souvenirs.
- Tout acte de soumission à la force qui m’est extérieure me pourrit tout debout, mort avant que d’être enterré par les légitimes fossoyeurs de l’ordre.
- En fait, au fond, toujours ceci : comme si j’étais comme mort.
- Mourir de mort naturelle après être né accidentellement, quelle revanche !
- Les morts, on sait où ils vont, mais les vivants ? Leur éloignement est plus mystérieux que celui des morts.
- Et pourtant, me réveillant en sursaut et me répétant soudain que tu es mort, j’ai cette sensation terrible de ne plus exister, que toutes ces années sont tombées en poussière et qu’il ne reste plus rien d’important à vivre d’autre que le souvenir de nous.
- Si, autrefois, devant un mort, je me demandais : «A quoi cela lui a-t-il servi de naître ? », la même question, maintenant, je me la pose devant n’importe quel vivant.
- J’ai souvent souhaité mourir, mais toujours bien caché sous mes couvertures, pour que ni la mort ni personne ne puisse m’entendre.
- O Mort mystérieuse, ô soeur de charité !
- Qu’entre l’erreur et le mensonge. Car je confonds la vie, la mort, l’inexistence qui me rongent. Oh, naître enfin ! Tirage au sort.
- Un peu profond ruisseau calomnié la mort.
- Mon affinité avec la mort a commencé dès mon plus jeune âge non pas par excès de morbidité mais par conscience de la finitude et plus exactement de Ma finitude. Mon corps d’enfant contenait à lui seul tous les signes infaillibles d’un défaut d’infini.