Un peu profond ruisseau calomnié la mort.
Poète, 1842-1898Un peu profond ruisseau calomnié la mort.
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Poésies (1913), « Tombeau de Verlaine »
Qui cherche, parcourant le solitaire bond Tantôt extérieur de notre vagabond — Verlaine? Il est caché parmi l’herbe, Verlaine À ne surprendre que naïvement d’accord La lèvre sans y boire ou tarir son haleineUn peu profond ruisseau calomnié la mort.
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La mort suit de près ce qui a osé être.
Coma : la mort comme si vous y étiez.
La mort est plus abjecte, plus languissante et pénible dans un lit qu’en un combat, les fièvres et les catarrhes autant douloureux et mortels qu’une arquebusade.
La mort d’un rêve n’est pas moins amère que la mort, et, en vérité, elle réclame de qui l’a perdu un deuil tout aussi profond.
La mortification lui rend la mort familière ; le détachement des plaisirs le désaccoutume du corps, il n’a point de peine à s’en séparer ; il a déjà depuis fort longtemps, ou dénoué ou rompu les liens les plus délicats qui nous y attachent.
Sa tête est devenue un globe de sang où, dans l’œil gauche, rit la mort songeuse. Des avalanches au visage, des cratères mieux que fous, pis que hasardeux. Mutilation des traits, énucléation…
L’horreur, ce n’est pas la mort, mais la vie que mènent les gens avant de rendre leur dernier soupir.
Quand on est mort, on entre dans le vif du sujet, « vif » étant en l’occurence un mot malheureux.
La mort détruit mais la vie dégrade.
Pour qui s’emmerde au trou perdu, la mort du voisin ranime toujours un peu la vie, mettant la joie dans les chaumières où le père noue sa cravate noire des cimetières en fredonnant des javas usées.

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