Pour qui s’emmerde au trou perdu, la mort du voisin ranime toujours un peu la vie, mettant la joie dans les chaumières où le père noue sa cravate noire des cimetières en fredonnant des javas usées.
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- Le fossoyeur achève le creusement de la fosse... Quelques pelletées de terre inattendues viennent recouvrir le corps de l’enfant. Le prêtre des religions, au milieu de l’assistance émue, prononce quelques paroles pour bien enterrer le mort.
- Les Irlandais. Ce peuple est si malheureux qu’il a toujours festoyé la mort comme une amie, et que nul danger ne peut l’éloigner d’une cérémonie funèbre.
- Hauts et bas, c’est la route ordinaire du deuil. Le survivant, pendant des semaines, ressuscite son mort comme il peut jusqu’à ce que la vie, à l’usure, gagne la partie et renvoie définitivement le défunt à sa tombe.
- La mort semble la seule route possible pour retrouver la dignité perdue. Le retour du pays d’un reflet.
- Il n’y a pas de bonheur parfait ! Dit l’homme quand sa belle-mère mourut et qu’on lui présenta la note des pompes funèbres.
- La mort est plus abjecte, plus languissante et pénible dans un lit qu’en un combat, les fièvres et les catarrhes autant douloureux et mortels qu’une arquebusade.
- Les paroles d’un homme mort se modifient dans les entrailles des vivants.
- La mort ferme les yeux des morts et ouvre ceux des survivants.
- Les grands chargent leurs sépultures - De cent éloges superflus : - Passant, en peu de mots voici mon aventure : - Ma naissance fut très obscure, - Et ma mort l’est encore plus.
- Il y a d’étranges pères, dont toute la vie ne semble occupée qu’à préparer à leurs enfants des raisons de se consoler de leur mort.
- La mort prends les gros richards qui se la pètent, les petits marrants qui contrepètent, et même les qui-sont-bien -montés.
- La mortification lui rend la mort familière; le détachement des plaisirs le désaccoutume du corps, il n’a point de peine à s’en séparer; il a déjà depuis fort longtemps, ou dénoué ou rompu les liens les plus délicats qui nous y attachent.
- Ce qui s’en va à notre mort est le meilleur de nous-même : les débris de notre innocence, les bienfaits de nos larmes et de nos rires, les caresses que nous avons su offrir, l’amour qui a pu échapper aux griffes de notre égoïsme.
- Cette vie d’ici-bas est un voile que la souffrance et la maladie rendent plus épais à certaines âmes, qui ne se soulève que par moments pour les organisations les plus solides, et que la mort déchire pour tous.