Les Irlandais. Ce peuple est si malheureux qu’il a toujours festoyé la mort comme une amie, et que nul danger ne peut l’éloigner d’une cérémonie funèbre.
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- Pour qui s’emmerde au trou perdu, la mort du voisin ranime toujours un peu la vie, mettant la joie dans les chaumières où le père noue sa cravate noire des cimetières en fredonnant des javas usées.
- Je n’ai pas pleuré à la mort de mon père, de ma mère, de Carmet, de Barbara et de Truffaut. Car, pour moi, tous ces gens que j’ai aimés ne sont pas morts. Ils sont là, sans arrêt, autour de moi, et nous nous parlons.
- Lorsque la mort a égalisé les fortunes, une pompe funèbre ne devrait pas les différentier.
- Il ne faut jamais déclarer heureux aucun mortel avant sa mort, avant d’avoir vu comment il franchira son dernier jour pour descendre aux Enfers.
- Beaucoup d’amis meurent. Je n’ai pas le courage d’aller à leur enterrement. Dailleurs, je suis sûr qu’ils ne viendront pas au mien !
- Rien ne manque aux funérailles des riches, si ce n’est des gens pour les regretter.
- Mourir pour la gloire ou pour son pays est un noble dévoûment digne d’enflammer les grandes âmes; mais les coeurs généreux mettent sous leurs pieds les caprices de la fortune, et c’est être vil que de se donner la mort pour si peu de chose.
- Heureux, qui savent réjouir et gratifier leur sens par l’insensibilité, et vivre de leur mort.
- Jamais la mort ne sera aussi belle que la vie que l’on a perdue !
- Une visite de condoléances, cela apprend à vivre, à se tenir. A oublier le mort. Eh oui, c’est comme ça ! Il faut oublier pour se souvenir.
- Mourir ne devrait pas être plus difficile que de naître, mais comment se réconcilier avec sa propre mort ? Vivre, c’est regarder mourir les autres...
- Mourir, c’est enterrer tout le monde en une seule fois.
- La mort n’est pas la plus grande perte que nous subissons au cours de notre vie. La plus grande perte c’est ce qui meurt en nous pendant que nous vivons.
- La mort d’un rêve n’est pas moins amère que la mort, et, en vérité, elle réclame de qui l’a perdu un deuil tout aussi profond.