Une visite de condoléances, cela apprend à vivre, à se tenir. A oublier le mort. Eh oui, c’est comme ça ! Il faut oublier pour se souvenir.
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- Aujourd’hui que je regrette encore mes chimères sans les poursuivre, je veux remonter le penchant de mes belles années : ces Mémoires seront un temple de la mort élevé à la clarté de mes souvenirs.
- Si vous ne voulez pas qu’on vous oublie, le jour où vous serez mort et pourri, écrivez des choses qui valent la peine d’être lues ou faites, des choses qui valent la peine d’être écrites.
- Nous devons oublier nos morts en tant que morts, mais il nous est permis de suivre leur modèle et de perpétuer leurs œuvres, le reste n’est que simagrées.
- Comme le souvenir que laisse un mort est supérieur à sa vie ! Il n’y a pas de déchets.
- Penser aux morts, c’est assurer la survie des gens qu’on a aimés, en attendant que les autres le fassent pour vous. C’est un devoir de mémoire.
- Il faut apprendre à donner de votre absence à ceux qui n’ont pas compris l’importance de votre présence. La mort ne prend pas de temps de pause.
- Les morts ne meurent que s’ils meurent dans nos cœurs. Ils vivent si nous les chérissons, si nous honorons leur mémoire, si nous posons sur leurs tombes les mets qui de leur vivant ont eu leurs préférences, si à intervalles réguliers nous nous recueillons pour communier dans leur souvenir. Quelques mots suffisent à les rameuter, pressant leurs corps invisibles contre les nôtres, impatients de se rendre utiles.
- Par l’absence à la mort vous vous accoutumez.
- Ton fils aîné est mort ? Aime-le encore plus. Et surtout aime les autres, ceux qui te restent, et dis-le-leur. Vite. C’est la seule chose que nous apprend la mort : qu’il est urgent d’aimer.
- Etre d’avant-garde, c’est savoir ce qui est mort; être d’arrière-garde, c’est l’aimer encore.
- Hauts et bas, c’est la route ordinaire du deuil. Le survivant, pendant des semaines, ressuscite son mort comme il peut jusqu’à ce que la vie, à l’usure, gagne la partie et renvoie définitivement le défunt à sa tombe.
- La mort, c’est un sommeil où l’individualité s’oublie.
- Sans doute la mort est-elle l’expérience humaine essentielle et faudrait-il s’y préparer à chaque minute de sa vie ?
- Souvenez-vous de ces mots quand je suis mort. Assurez-vous d’abord que vous avez raison, puis allez-y.
- Faire son deuil, c’est lancer une poignée de vie dans les yeux de la mort. On sait qu’elle n’en sera aveuglée qu’un bref instant, mais cela fait du bien.