Etre d’avant-garde, c’est savoir ce qui est mort ; être d’arrière-garde, c’est l’aimer encore.
Écrivain, 1915-1980Etre d’avant-garde, c’est savoir ce qui est mort ; être d’arrière-garde, c’est l’aimer encore.
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Jouir du moment, ce n’est pas s’y abandonner sans arrière-pensée, mais au contraire savoir intensément qu’on le vit, l’aimer pour lui-même, comme on aime tout ce qui va déjà mourir.
Obsèques. Consolez-vous quand il ne s’agit pas des vôtres : l’oraison du plus mort est toujours la meilleure.
Tout nous ramène à quelque idée de la mort, parce que cette idée est au fond de la vie.
La mort fait partie de la vie. Moi, je suis un voyant, qui dialogue souvent avec les morts. Je suis, à la fois, dans la vie et la mort.
Il faut apprendre à donner de votre absence à ceux qui n’ont pas compris l’importance de votre présence. La mort ne prend pas de temps de pause.
On apprend à vivre du moment que l’on sait qu’au bout de la vie il y a la mort solitaire.
On dit communément : Belle fin fait qui meurt en bien aimant ; De telle mort je veux suivre la trace.
Souvenez-vous de ces mots quand je suis mort. Assurez-vous d’abord que vous avez raison, puis allez-y.
L’avantage qu’il y a à se pencher sur la vie et la mort, c’est de pouvoir en dire n’importe quoi.
Une visite de condoléances, ma petite-fille, cela apprend à vivre, à se tenir. À oublier le mort. Eh oui, c’est comme ça ! Il faut oublier pour se souvenir.

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