Il faut apprendre à donner de votre absence à ceux qui n’ont pas compris l’importance de votre présence. La mort ne prend pas de temps de pause.

Il faut apprendre à donner de votre absence à ceux qui n’ont pas compris l’importance de votre présence. La mort ne prend pas de temps de pause.

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Changer l'eau des fleurs
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Par l’absence à la mort vous vous accoutumez.
Existe-t-il pensée plus consolante que de savoir les proches défunts à vos côtés ? La mort perd en gravité et en fatalité. Et l’existence gagne en valeur et en sens. Il n’y a ni un avant ni un après, mais un tout.
La mort apprend à vivre aux gens incorrigibles.
Une visite de condoléances, ma petite-fille, cela apprend à vivre, à se tenir. À oublier le mort. Eh oui, c’est comme ça ! Il faut oublier pour se souvenir.
Nous ne comprenons ce qu’est la mort qu’en nous rappelant soudain la figure de quelqu’un qui n’aura été rien pour nous.
Penser aux morts, c’est assurer la survie des gens qu’on a aimés, en attendant que d’autres le fassent pour vous. C’est un devoir de mémoire.
Il y a quelque chose de plus fort que la mort, c’est la présence des absents, dans la mémoire des vivants.
On apprend à vivre du moment que l’on sait qu’au bout de la vie il y a la mort solitaire.
La mort, c’est un sommeil où l’individualité s’oublie.
La mort elle aussi brille par son absence.

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