Ce qui s’en va à notre mort est le meilleur de nous-même : les débris de notre innocence, les bienfaits de nos larmes et de nos rires, les caresses que nous avons su offrir, l’amour qui a pu échapper aux griffes de notre égoïsme.
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- La mort la meilleure est celle qui nous plaît.
- Les morts ne meurent que s’ils meurent dans nos cœurs. Ils vivent si nous les chérissons, si nous honorons leur mémoire, si nous posons sur leurs tombes les mets qui de leur vivant ont eu leurs préférences, si à intervalles réguliers nous nous recueillons pour communier dans leur souvenir. Quelques mots suffisent à les rameuter, pressant leurs corps invisibles contre les nôtres, impatients de se rendre utiles.
- La mort n’est pas la plus grande perte que nous subissons au cours de notre vie. La plus grande perte c’est ce qui meurt en nous pendant que nous vivons.
- C’est pour cela que je suis venu, que je suis mort, et que j’ai pu renaître afin de mourir pour de bon. Le sacrifice, je suis prêt. Le sacrifice ce n’est pas la mort donnée, c’est la mort vaincue.
- Le jour de notre mort traverse chaque jour de notre vie comme une eau plus sombre dans l’eau limpide, mais nous sommes trop agités pour le voir et saluer comme il convient notre prochaine disparition dans toutes présences du monde.
- Mourir pour la gloire ou pour son pays est un noble dévoûment digne d’enflammer les grandes âmes; mais les coeurs généreux mettent sous leurs pieds les caprices de la fortune, et c’est être vil que de se donner la mort pour si peu de chose.
- Cette vie d’ici-bas est un voile que la souffrance et la maladie rendent plus épais à certaines âmes, qui ne se soulève que par moments pour les organisations les plus solides, et que la mort déchire pour tous.
- La mortification lui rend la mort familière; le détachement des plaisirs le désaccoutume du corps, il n’a point de peine à s’en séparer; il a déjà depuis fort longtemps, ou dénoué ou rompu les liens les plus délicats qui nous y attachent.
- Ce n’est pas la mort qui nous prend ceux que nous aimons; elle nous les garde au contraire et les fixe dans leur jeunesse adorable : la mort est le sel de notre amour; c’est la vie qui dissout l’amour.
- La mort, dit-on, nous acquitte de toutes nos obligations.
- Ton fils aîné est mort ? Aime-le encore plus. Et surtout aime les autres, ceux qui te restent, et dis-le-leur. Vite. C’est la seule chose que nous apprend la mort : qu’il est urgent d’aimer.
- L’idéal quand on veut être admiré, c’est d’être mort.
- Obsèques. Consolez-vous quand il ne s’agit pas des vôtres : l’oraison du plus mort est toujours la meilleure.
- La mort, c’est avec le temps qu’elle nous écrase, nous les survivants.
- Le deuil est une convalescence. Le repos de l’être absent devient notre propre repos. Il y a de la contagion dans la mort.