Si, autrefois, devant un mort, je me demandais : «A quoi cela lui a-t-il servi de naître ? », la même question, maintenant, je me la pose devant n’importe quel vivant.
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- Nous ne comprenons ce qu’est la mort qu’en nous rappelant soudain la figure de quelqu’un qui n’aura été rien pour nous.
- L’avantage qu’il y a à se pencher sur la vie et la mort, c’est de pouvoir en dire n’importe quoi.
- C’est le propre des gens normaux que de considérer la mort comme surgissant de l’extérieur, et non comme une fatalité inhérente à l’être. L’une des plus grandes illusions consiste à oublier que la vie est captive de la mort.
- Je suis vivant, bien portant et indifférent aux rumeurs sur ma mort. Mais si j’étais mort, je serais le dernier au courant !
- Si je manque de conscience, alors pourquoi devrais-je me soucier de ce qui m’arrive quand je suis mort ?
- Le mal, c’est la promesse qu’on ne tient pas. Qu’est-ce que la mort, sinon la promesse de la vie qui court, là, dans mon sang, sous ma peau, et qui n’est pas tenue ?
- Il y a toujours après la mort de quelqu’un, comme une stupéfaction qui se dégage, tant il est difficile de comprendre cette survenue du néant et de s’y résigner à y croire.
- Il est également absurde de vivre en perdant de vue le paramètre absolue de la mort que de laisser la pensée de la mort prochaine gâcher mon existence.
- La mort de tout homme me diminue, parce que j’appartiens au genre humain; aussi n’envoie jamais demander pour qui sonne le glas : c’est pour toi qu’il sonne.
- La question n’est pas d’accepter de mourir, mais d’accepter d’être né, de dire oui à soi-même.
- C’est pour cela que je suis venu, que je suis mort, et que j’ai pu renaître afin de mourir pour de bon. Le sacrifice, je suis prêt. Le sacrifice ce n’est pas la mort donnée, c’est la mort vaincue.
- L’extraordinaire argument dont Plutarque s’est servi à l’intention de sa femme après la mort de leur fille : «Pourquoi pleurer, tu n’étais pas affligée quand tu n’avais pas encore d’enfant; maintenant que tu n’en as plus, tu en es au même point. ».
- Les grands chargent leurs sépultures - De cent éloges superflus : - Passant, en peu de mots voici mon aventure : - Ma naissance fut très obscure, - Et ma mort l’est encore plus.
- Je dois reconnaître que, même en Orient, un Confucius rejette l’au-delà, en disant : J’ignore tout de la vie, que saurais-je de la mort ?
- Celui qui n’est pas en vie doit être considéré comme mort. Donc... Si je comprends bien, avant la vie on est mort, et après la vie on est de nouveau mort.