J’étais perdu dans la rêverie où nous plonge toujours l’énigme d’un beau visage…
Écrivain, 1885-1967J’étais perdu dans la rêverie où nous plonge toujours l’énigme d’un beau visage…
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Nouvelles extra-terrestres et imaginaires
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La beauté de ton visage s’en est allée Dans le vent mauvais du désamour Même si je vois encore l’ombre étoilée De ton corps nu dans le vestige du jour.
C’est comme un pèlerinage. À croire que ton visage est un endroit qui a marqué ma vie.
On dirait que mon visage n’a pas encore fait de choix, qu’il n’a pas fini de se dessiner. Ce que je ne trouve pas joli chez moi, je me dis qu’un jour ce sera la beauté de quelqu’un.
Pourquoi croit-on que derrière un beau visage se cache obligatoirement une belle âme ?
Lorsque j’avais découvert le Domaine sans nom, j’étais à une hauteur, à un degré de perfection et de pureté que je n’atteindrai jamais plus. Dans la mort seulement, comme je te l’écrivais un jour, je retrouverai peut-être la beauté de ce temps-là…
Dans la mesure où ma vie était devenue cette sorte d’autoroute au soleil de la passion, je supportais mal d’y voir la moindre ombre portée.
Il me vient alors cette exaltation d’aimer à fond quelqu’un d’inconnu, et qui le reste à jamais : mouvement mystique : j’accède à la connaissance de l’inconnaissance.
Et avec quelle quantité d’illusions ai-je dû naître pour pouvoir en perdre une chaque jour !
Le visage change, l’identité est fragile, l’amour se transforme, la maison peut se craqueler, l’éternité est un rêve, la durée un idéal.
C’est drôle parce que ça a commencé comme ça, par moi fascinée qui découvre cet homme voilé ; et ça a continué, tout le temps, comme ça, avec moi fascinée qui soulève les voiles un à un sans trouver jamais, en dessous, aucun visage.

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