J’ai grandi, j’ai muri, j’ai compris que la confiance n’est pas une garantie.
Attribution non vérifiée, l’œuvre d’origine n’a pas été retrouvée. Vous connaissez la source ?Comment nous vérifions
J’ai grandi, j’ai muri, j’ai compris que la confiance n’est pas une garantie.
Attribution non vérifiée, l’œuvre d’origine n’a pas été retrouvée. Vous connaissez la source ?Comment nous vérifions
Partager sur
Une erreur ? Proposer une correctionSignaler
Mon affinité avec la mort a commencé dès mon plus jeune âge ; non pas par excès de morbidité mais par conscience de la finitude et plus exactement de Ma finitude. Mon corps d’enfant contenait à lui seul tous les signes infaillibles d’un défaut d’infini.
Je n’ai aucune confiance en moi, aucune vision de moi. Je ne me porte aucune valeur, aucun amour. Je suis dans une totale dépendance du regard de l’autre pour pouvoir exister.
Je ne me devinais pas d’identité. Mon caractère était justement de ne pas en avoir, de ne pas y croire, de ne pas y attacher plus d’importance.
La confiance est une forme d’inconscience.
Je me rendais compte que les mensonges étaient la seule force qui m’appartenait vraiment, la seule arme à laquelle je pouvais faire confiance, sans condition. (…) Ma guérison est venue de cette possibilité de nier la réalité.
Je vivais en homme qui désire la mort mais n’a pas le courage de se la donner.
Il est probable que la confiance totale que j’avais dans mes rêves empêchât que je ne me heurte aux aspérités de la réalité, et que c’est peut-être ainsi, de ne pas trop peser sur le monde des choses concrètes, que l’on force paradoxalement le destin.
Lorsque Théodore parlait, le silence se taisait et quelque chose en moi, quelque chose que je n’avais jamais soupçonné, se mettait à battre, à vivre.
La confiance ne se réclame pas, elle se gagne.
Ne pas croire en quelque chose, c’est retomber en enfance.

Téléchargez-la gratuitement pour la partager sur Instagram, WhatsApp ou Pinterest, en gardant le nom de l’auteur.